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Alors que tu es en train de vivre ta petite vie tranquillement, promenant ton chien ou faisant la vaisselle, tout autour de toi devient noir. D’un coup. Tu es incapable de te rappeler comment c'est arrivé, car cela t’a pris complètement par surprise. Puis, lumière. Tu reprends finalement conscience de ton environnement. Sauf que… Tu n’es plus au même endroit qu’auparavant. À la place du parc où tu promenais ton chien ou de ta cuisine, tu ne vois qu’une salle entièrement blanche où le seul meuble présent est le lit où tu reposes. Pourquoi es-tu là ? Tu n’as aucune réponse, et une myriade de questions s’accumulent dans ta tête.
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D'où viens-tu ? | Renn

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Message par Anna Savage le Sam 11 Aoû 2018 - 20:08

Anna
SAVAGE

Renn

「D'où viens-tu ?」


Anna marchait d’un pas lent sur le sentier herbeux et étroit qui arpentait la montagne. Jonché de cailloux et de racines, il mettait à l’épreuve son sens de l’équilibre à chaque instant. Bien qu’elle ait des bottes à semelles épaisses adaptées à ce genre d’escapade, elle se demanda si elle avait bien fait de quitter le chemin principal. Elle avait confiance en ses capacités d’orientation et avait de toute façon acheté une boussole dans un petit magasin de la ville. Les montagnes étaient à l’Est de la cité. Si elle était perdue, il lui suffisait d’aller à l’Ouest.

Le sentier disparaissait peu à peu, n’étant désormais large que d’une dizaine de centimètres. C’était un sentier animal, sans aucun doute. La végétation reprenait ses droits : les hautes herbes se faisaient de plus en plus envahissantes. C’était ce qu’il fallait à Anna : un peu de challenge, un peu d’exercice à la survie. Passer ses journées dans les rues et le par cet ses nuits dans les bars l’amollissaient sans aucun doute. Elle devait se reprendre. Et le mur rocheux qui se dressait juste devant elle était l’obstacle parfait pour ce genre d’entraînement. Elle sourit en l’observant, ses yeux parcourant la pierre moussue, à la recherche de futures prises.

Elle sortit de sa poche une paire de gants d’escalade. C’était tricher, mais cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas fait quelque chose du genre. Autant rester prudente : elle n’avait pas pris son portable, comme d’habitude, et était donc intraçable. Si elle se fracassait le crâne, on ne la retrouverait pas. Ou a l’odeur, peut-être, au bout d’un certain temps. Autant ne pas crever ici bêtement. Elle enfila ses gants et débuta l’ascension.

Prise après prise, elle escalada l’énorme rocher escarpé. A plusieurs reprises, ses pieds glissèrent contre la mousse traitresse, et bien qu’elle se retînt toujours de ses bras, son torse et sa tête reçurent quelques éraflures. Sentant le sang couler sur sa joue, Anna sourit. Elle avait une petite entaille à la tempe, c’était rien du tout, mais Lauryn paniquerait sans doute en la voyant revenir. Ce qui amusait follement Anna. Lauryn, si gentille… Anna ne la méritait sans doute pas. Elle avait trop de sang sur les mains pour ça.

Elle finit par atteindre le sommet de la roche, et se hissa sur le plateau herbeux qui s’y trouvait. L’endroit était envahi de bruyères. Elle s’assit en tailleur, soupira d’aise et contempla la petite vue qui s’étendait devant elle du haut de son promontoire. Après avoir pris quelques minutes de repos, elle se releva, fit l’état de ses blessures – superficielles, évidemment – et se retourna pour observer le reste de la montagne. La forêt de conifères se faisait plus dense. Cependant, le sentier, presque invisible, reprenait. Intriguée, elle reprit sa route en le suivant. Elle dut se frayer un chemin à travers les aiguilles de pins et les fougères. Heureusement qu’elle avait un pantalon et pas quelque chose de plus court. Ça ne faciliterait pas la tâche aux saletés de bestioles dans les herbes.

Soudain, le sentier commença à s’élargir de nouveau, indice d’une voie humaine. L’espace plus dégagé lui permit de souffler un peu, mais elle remarqua vite la petite silhouette près d’un arbre sur le chemin, à une dizaine de mètres d’elle. Elle s’avança prudemment, découvrant un jeune homme. Qu’est-ce qu’il foutait si loin de la ville ? Il n’avait pas l’air d’être là pour faire de la randonnée ardue… Il s’était perdu ? Elle songea un instant de ce à quoi elle devait ressembler, avec son pantalon noir de coupe militaire, ses bottes et son tatouage sur l’épaule droite. Et, surtout, ses microblessures qui lui donnaient l’air de sortir d’une tuerie – ou d’une escalade un peu complexe, pour un œil aguerri. Elle ralentit son allure, ne voulant pas l’effrayer.

- Monsieur ? Vous êtes perdu ?

Elle avait parlé d’un ton doux et poli qui ne trahissait pas sa méfiance.

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Message par Renn Hier à 9:06
.
A quelque distance du camp des anonymes, Renn s’éveilla sous un immense sapin. Il s’était brièvement endormi alors qu’il était de garde cette nuit-là. Chargé de veiller sur les autres. De nombreuses fois, de nombreuses nuits, il avait monté la garde, veillant sur les autres, depuis cet endroit. Il était un peu à l’écart du village nomade, le soleil n’était pas encore levé, mais la nuit avait déjà quelque clarté, cédant doucement la place au jour, et quelqu’un avait déjà ranimé le feu principal. Il pouvait le voir briller s’il se tournait dans cette direction. Les anonymes devaient faire attention avec le feu, suivant l’endroit où ils se trouvaient, mais perdus si loin dans les montagnes, il n’y avait pas de risque.

Il faisait froid, comme toujours dehors, une sensation à laquelle Renn s’était habitué. C’est pourquoi de nombreuses fois il dormait le jour, sous les rayons chauds du soleil, ou bien par étapes, à divers moments du jour ou de la nuit. Il frissonnait bien qu’il soit vêtu d’un pull en laine par-dessus son t-shirt, et bien que ses épaules soient drapées d’un plaid léger dans la même matière. La moindre ressource telle que ce plaid était précieuse. Les autres dormaient autours du feu, ayant donc moins froid, mais les nuit sont particulièrement froides en montagne. Aussi on donnait aux veilleurs les quelques couvertures disponibles.

Les yeux noisette de Renn se portaient sur la vallée en contrebas. D’aussi loin, on apercevait la ville, mais toute petite et lointaine. Seulement les plus grands bâtiments. Le soleil se levait doucement, se reflétant dans les yeux du jeune homme et les rendant dorés. Plein d’énergie grâce à la fraicheur… Ou au froid, il était monté sur une pierre juste à côté du grand arbre qui l’avait abrité, pour mieux voir le paysage. Il en descendit d’un bond, et se mit à dévaler en courant dans l’herbe, la pente qui menait aux prochains veilleurs. Le premier camp. Il avait le ventre creux, ne mangeant pas souvent et rarement de façon copieuse. Il atteignit enfin leur refuge, un endroit où le flanc de la montagne formait un terrain plat, davantage de pierres que d’herbe. Un petit feu de camps brûlait doucement, pas encore ranimé pour le petit déjeuner, et deux anonymes étaient en charge de protéger depuis ce lieu. Un avant-poste avant le village nomade. L’un des deux était assis près du feu, ses mains rudes serrées autours d’un bol fumant. L’autre scrutait la vallée. Renn les salua, et après une brève discussion et un petit déjeuner, il descendit encore les reliefs abrupt de la montagne, à présent éclairés des premiers rayons du soleil.

Il atteignait la partie de la montagne accessible aux éventuels villageois. Renn fit une moue en se rappelant qu’un chemin existait même, par endroit simple sentier, rarement emprunté par d’autres que les anonymes. Ceux qu’on appelaient les parfaits, du moins, s’aventuraient rarement en montagne. Quelques âmes plus aventureuses pouvaient le faire, mais les intrus étaient rares. Pourtant, quelqu’un en quête de vérité, épris de liberté comme Renn lui-même l’était, pourrait emprunter ce chemin. Le crissement de bottes sur les pierres du chemin l’avertit en premier, et il resta en alerte. Une personne… Seule. Portant ses doigts à ses lèvres, Renn émit un léger sifflement pour avertir les veilleurs, quoi qu’ils aient déjà dû l’apercevoir. Un chant d’oiseau lui répondit dans le lointain, et le jeune homme reconnut la voix d’un de ses camarades.

L’apercevoir…  Elle. Une femme vêtue d’un pantalon noir, quelques mèches de cheveux striant son visage, tatouée et portant des gants d’escalade, ses joues légèrement rougies par l’exercice… de la marche ? Elle sembla sur le point de s’arrêter en l’apercevant. Elle n’avait pas tout à fait l’allure d’une femme de la ville, et quelques brindilles erraient dans ses cheveux ou étaient dispersées sur ses vêtements. Si elle vivait en ville, elle paraissait se débrouiller dans la nature. En tout cas elle avait du cran de s’aventurer là… Renn se demandait qui elle était. Elle lui adressa alors la parole, lui demandant s’il était perdu. Perdu oui… Perdu dans sa contemplation d’elle, sans parvenir à la définir, un instant de trop.

Respirant doucement pour se retrouver, le jeune homme détourna les yeux pour ne pas être impoli. Les anonymes étaient avertis qu’elle se trouvait là, et le village nomade bougerait si nécessaire, si elle représentait un danger. Mieux valait peut-être ne pas la laisser aller plus loin, quoi qu’elle ne trouverait pas le camp sans aide. En attendant, il ne risquait rien à lui adresser la parole. Voir, il devait apprendre qui elle était. Il était possible qu’elle soit précisément cette personne en quête de vérité et de liberté à laquelle il avait pensé quelques instants plus tôt. De telles personnes rejoignaient parfois les anonymes. Contemplant de nouveau brièvement son visage, hésitant un instant, Renn détourna pourtant les yeux pour lui demander avec douceur, curiosité et autorité en même temps :

- « Qui êtes-vous ? »

Sa vrai question était : « Que faites-vous sur notre territoire ? »

D'où viens-tu ?
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Message par Anna Savage Hier à 16:22

Anna
SAVAGE

Renn

「D'où viens-tu ?」


L’homme la regardait comme un animal craintif. Ce fut la première impression qu’elle en eut. Il semblait la fixer avec méfiance et recul, mais après tout, elle s’en était douté. Elle devait sembler plus violente que jamais, dans cet accoutrement. Elle fronça les sourcils, s’arrêta et l’analysa à son tour. Un pull. Un nez encore rougi par le froid. En cette saison, avoir froid ? Même en débardeur, la jeune femme ne ressentait rien. Ici, en montagne, il faisait plus frais, certes. Mais pas en journée, pas tant que ça. La nuit peut-être. Mais qui irait dormir la nuit en montagne ? Plus elle le regardait, et plus ce personnage semblait contradictoire.

Ce dernier cessa un instant de la dévisager, songeur, et lui jeta un dernier coup d’œil avant de s’en détourner à nouveau et de demander d’une voix douce :

- Qui êtes-vous ?


Il n’avait pas répondu à sa question. S’il était perdu, il aurait été rassuré de la trouver. Ce n’était clairement pas le cas. En ce cas, qu’est-ce qu’il faisait là ? Qu’est-ce que c’était que cette question ? Ces trois mots traduisaient une méfiance extrême, une crainte de l’inconnu. Sur une île où tous savaient ce qu’ils faisaient là, c’était pour le moins étrange. On aurait dit qu’il lui demandait ce qu’elle faisait là ? Comme à une intruse.

Que répondre ? La vérité ou une belle histoire ? Elle réfléchit pendant six dixièmes de seconde, puis répondit d’une voix posée, mais plus ferme que celle qu’elle avait employé au départ :

- Je m’appelle Anna. J’vais supposer que t’es pas perdu puisque t’as pas répondu. C’est quoi ton nom ?


Elle avait observé les environs. Le seul chemin relativement accessible pour accéder à l’endroit était celui qu’elle avait pris. D’où il venait, alors, celui-là ?

Elle reprit son chemin vers lui, s’arrêta à un mètre. Elle ressentait une sorte de tension dans l’air. Tout dans l’attitude de celui qui lui faisait face semblait lui dire qu’elle ne devait pas être là.

- Tu es tout seul ? continua-t-elle. C’est pas prudent de se balader tout seul en montagne.

Oui, c’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Mais elle avait pris ses précautions. Lui, peut-être pas. Enfin, la meilleure précaution aurait été de garder son portable. Mais ça, pas question. Stupide objet de traçage GPS. La puce qu’elle avait dans le bras lui suffisait amplement, à condition qu’elle fonctionne. Elle ne savait même pas si l’extérieur l’avait repérée. Il était temps de trouver un moyen de contacter son organisation, mais comment ? Rien n’était facile, ici.


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