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Alors que tu es en train de vivre ta petite vie tranquillement, promenant ton chien ou faisant la vaisselle, tout autour de toi devient noir. D’un coup. Tu es incapable de te rappeler comment c'est arrivé, car cela t’a pris complètement par surprise. Puis, lumière. Tu reprends finalement conscience de ton environnement. Sauf que… Tu n’es plus au même endroit qu’auparavant. À la place du parc où tu promenais ton chien ou de ta cuisine, tu ne vois qu’une salle entièrement blanche où le seul meuble présent est le lit où tu reposes. Pourquoi es-tu là ? Tu n’as aucune réponse, et une myriade de questions s’accumulent dans ta tête.
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Fiancés à la vulgarité | ft. anna

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Message par Charlie Santos le Lun 13 Aoû 2018 - 0:11

Fiancés à la vulgarité. avec Charlie & Anna + Here.
« Coucou toi… Viens, approche petite… »

Un long bras musclé s’étendait pour effleurer le museau d’un petit chiot. Caressant avec tendresse l’innocent animal, Charlie affichait un sourire satisfait. Le faux blond semblait apprécier la présence de cet être démuni. Avec autant de douceur qu’un nuage, il vint entourer ses bras autour de la chienne pour l’étreindre avec amour. Il lui fit un petit baiser sur le haut du crâne. La pauvre bête puait et était affaiblie, les côtes saillantes, le pelage sale parfois même tâché de sang. L’humanité n’est qu’un ramassis de merde, se dit-il, comment pouvait-on abandonner à son propre sort une si mignonne créature ? La chienne semblait avoir de multiples blessures suite à des coups, sûrement. Un homme sorti en trombe de chez lui et hurla un nom, quand son regard injecté de sang se posa sur le jeune universitaire, il marcha vers lui et lui arracha la boule de poils des mains avec violence tout en lui assénant un coup et en la lançant à terre comme un vulgaire torchon.

« Connasse, combien de fois il faudra que je te frappe pour que tu comprennes que ta place c’est dans la cage ! Aussi chiante que ta maîtresse ! »

Le vieil homme jeta un regard de pardon mélangé à du dégoût vers le jeune. Ses yeux réglisses restaient bloqués sur la petite chose. Elle pleurait, terrorisée. Cette vision glaça le coeur de Charlie qui n’attendit pas plus longtemps. Lentement, il se leva, faisant rouler chacun de ses muscles d’une lenteur calculée. Surplombant désormais le vieux de plusieurs têtes, il lui asséna un violent coup de poing qui l’envoya à terre :

« Si tu traites ta femme comme tu traites cette pauvre chienne, donne la moi, je saurai m’en occuper. J’lui ferai découvrir l’orgasme. Casse toi, pauvre tâche. »

Il n’attendit même pas une réponse et se pencha pour envelopper la battante aux creux de ses bras, tout contre son torse. Souriant avec bonté, il s’éloigna en lançant un regard méprisant par-dessus son épaule, au moins, il s’était débarrassé de sa chienne, c’est sûrement ce qu’il voulait. Pauvre con.  Il sentit les crocs du chiot se refermer sur sa peau, la pinçant. Il fit une grimace de douleur mais ne dit rien, elle doit être stressée et peureuse, c’est normal. Il l’amena au vétérinaire, celui-ci lui détailla l’animal, elle avait, en effet, subi d’innombrables mauvais traitements et était en sous-alimentation. La petite était une chienne de pure race berger-allemand, à poils longs, elle n’avait apparemment que deux petits mois et n’avait donc pas fini son sevrage, ou tout du moins, pas correctement. Elle avait sûrement était violemment détachée de sa génitrice. La pauvre petite chose…

Alors qu’il allait s’en aller, massant son avant bras après la petite morsure, le chiot se mit à pleurer encore plus fort, venant même sauter à ses pieds pour lui gratter les chevilles. Il semblerait qu’elle se soit attachée à lui. Charlie prit alors la décision de s’occuper de cette crème, d’en prendre soin et de la chérir comme il n’a jamais aimé personne. Sa seule faiblesse, serais-ce ce chien ? Et c’est comme ça qu’il dû ramasser, publiquement, chaque selles que Killa laissait derrière elle… Il se sentait humilié et sale. Affreux. Mais, il l’aimait tellement qu’il n’osait même pas la réprimander. Killa était la version féminin de Killer, oui, tueur, pour son chien. Il n’avait pas d’idée, ne lui en voulait pas pour ça. Le bel homme n’avait pas pour habitude de laisser sa boule de poils seule chez lui, mais il fit une petite exception pour cette fois. Il l’avait mise dans son salon avec de la nourriture, de l’eau, un petit ventilateur et quelques jouets.

Charlie avait décidé de sortir. Il voulait s’amuser un peu. Si il est sur cette île sois-disant « utopique » autant en profiter. Cigarette à la bouche, il fini par s’engouffrer dans l’espace étroit d’une boîte de nuit où plus de la moitié des gens sont bourrés. Charmant. Il commanda une bière en analysant la pièce. Il cherchait une proie… Et il se trouvait qu’elle était assise juste à côté de lui. Un doux, mais faux, sourire s’afficha sur son visage d’ange et il s’adressa à la demoiselle :

« Excuse moi, tu n’aurais pas du feu ? J’ai oublié mon briquet chez moi. »

S’adressant amicalement à elle, il avait pour plan de l’amener chez lui ce soir. Voyons voir ce que cela réserve...

[ps : je l'ai fais parler en russe, comme ça Anna peut le comprendre.]
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Message par Anna Savage le Lun 13 Aoû 2018 - 19:51

Anna
SAVAGE

Charlie
SANTOS

「Fiancés à la vulgarité」


La journée d’Anna avait été chargée, ce qui n’était pas pour lui déplaire.

Elle s’était levée tôt, fidèle à sa discipline. Parfois, elle manquait son réveil et restait au lit jusque dans l’après-midi, rattrapant ses nombreuses heures de sommeil perdues. Cependant, puisqu’elle était rentrée tôt la veille, elle n’avait aucune excuse quant à son heure de lever. C’était chiant, mais nécessaire. Comme une ombre, pour ne pas réveiller Lauryn qui dormait peut-être encore, elle avait mangé, s’était préparée et était sortie.

Pour changer un peu de ses innombrables balades dans le parcs où elle écoutait toutes les bribes de conversations possibles, histoire de glaner quelques infos, elle décida de se rendre ailleurs. Pas que ça lui faisait plaisir. Ce serait chiant à mourir, comme matinée. Mais il fallait bien, à un moment ou à un autre, qu’elle fouille la bibliothèque. Elle soupira, entra dans le bâtiment d’une taille respectable et d’un ordre parfait et se mit à chercher.

Les livres étaient classés par thèmes. Il y en avait beaucoup en anglais, et en français. Quelques autres langues étaient également représentées. Elle fronça les sourcils. Le Fil Rouge visait-il certains pays plus que d’autres ? Ou bien ces livres étaient-ils ici sur commande des habitants de l’île ? Ou les deux, qui sait. Elle continua de parcourir les dos de son regard vert et dur. Beaucoup de romances écrites avec les pieds. Sans doute des commandes. Quelques polars, quelques livres de recette, quelques encyclopédies. Elle en prit une, chercha la date de publication. 2011. Une vieille édition, ça ne l’aidait pas. Les livres n’étaient pas tous neufs, impossible de savoir à quand remontaient les premiers achats de cette bibliothèque. Et donc impossible de savoir quand exactement tout ceci avait débuté. Ce qui pourtant était une information capitale : les premiers enlèvements relevés par son organisation étaient récents, mais peut-être y en avait-il eu d’autres plus anciens… Elle réprima un grognement, insatisfaite, et chercha si un livre traitait de l’île en elle-même. Un guide touristique, ou une merde de ce genre. Rien, ou déjà empruntés. Pas de rayon tourisme, évidemment.

Elle se mit en quête d’autres possibles indices : des mots laissés dans les livres, des témoignages discrets d’anciens imparfaits ayant quitté l’île ou bien même y étant encore : des informations qu’elle n’aurait pas trouvé, des changements dans la politique de la ville, des dates, des lieux.

Au bout d’une cinquantaine de recherches minutieuses, elle en trouva un.

« Bonjour. Suis sur une île, enfermé. Ma femme m’attend, enfants aussi. Si avez des nouvelles, allez au… » suivi d’une adresse et du nom de sa femme. Le mot était en anglais, l’écriture plutôt ronde, mais pas de date. Anna ne connaissait pas la femme évoquée. Elle remit le mot à sa place, résistant à l’envie de le rouler rageusement en boule. Inutile de ruiner des espoirs déjà vains.

Elle renonça à cette sorte de recherche. Il était onze heures, elle allait rentrer. Mais en passant devant l’accueil, elle fut frappée par une idée. Elle s’approcha de la femme derrière le bureau, s’arma d’un sourire et adoucit son regard. Sembler inoffensive. Innocente. Voire un peu conne sur les bords.

- Excusez-moi ? Vous pourriez me renseigner, s’il vous plaît ? Je recherche un livre en particulier mais je ne l’ai pas trouvé.


La femme releva les yeux de son ordinateur, l’air aimable.

- Bonjour ! Oui, bien sûr, quel est le titre ?


Anna réfléchit une fraction de seconde, se souvint d’un titre de livre qu’avait emprunté Lauryn, et le donna, sachant que la jeune femme l’avait rendu quelques jours auparavant. La bibliothécaire sourit, se leva et déclara qu’elle allait le chercher dans les rayons, car elle se souvenait l’avoir rangé. Dès qu’elle eut disparu derrière une étagère, Anna tourna l’écran et le clavier vers elle, rapide comme l’éclair. Elle disposait de trente secondes environ. Le livre qu’elle avait demandé était plutôt loin de l’entrée. Elle ouvrit le registre des emprunts, il y en avait relativement peu. Les gens de l’île n’étaient pas très littéraires, ou bien tout ceci était très récent. Ou, encore une fois, les deux. Elle remonta à la première page, regarda le premier emprunt. 2 mai 2018. Elle sourit. Ça correspondait. Elle ferma la page, remit l’écran et le clavier à leur place, attendit quatre secondes et vit la femme ressortir des rayons avec le livre en question. Elle la remercia avec un sourire presque non joué, l’emprunta et sortit. Un info de glanée. Parfait. Une journée qui n’était pas perdue entièrement.

Elle passa son après-midi à escalader les côtes sauvages. Lorsqu’elle eut suffisamment de griffures sur les bras – sans compter les anciennes – pour ressembler à un tigre, elle arrêta et rentra se laver. Une bonne journée.

Le soir, elle voulut se rendre au bar de néons rouges où elle avait rencontré le mignon Archibald, mais c’était le jour de congé du barman. Maugréant, elle dut se rabattre sur une boîte de nuit non loin. De bien plus mauvais goût, avec des gens bien moins intéressant et de la musique affreuse. Il restait de la place au comptoir : tous dansaient. Elle commanda un whisky, maussade, mais finit par oublier ce désagrément insignifiant comparé au reste de sa journée. Les yeux dans le vague, elle écoutait les sons et était attentive aux mouvements flous de la salle sombre. Ici, pas de conversation qui volât plus haut que quelques blagues graveleuses. Mais elle était d’humeur à cela, et ne s’en formalisa pas.

Un mouvement à sa gauche, un siège vide qui ne l’était plus. Elle jeta un rapide coup d’œil à l’arrivant. Jeune, bien plus jeune qu’elle, mais bien bâti et beau garçon. Un petit air ennuyé sur le visage, des yeux bruns parcourant la pièce. Elle eut une sensation instinctive de méfiance. Ces yeux étaient ceux d’un prédateur. Elle détourna les yeux de l’homme, revenant fixer le barman qui se démenait pour servir tous ses clients ivres, là-bas.

- Excuse-moi, tu n’aurais pas du feu ? J’ai oublié mon briquet chez moi.

A contrecœur, elle tourna la tête vers l’homme. Plus d’étincelle malsaine dans son regard. Juste un doux sourire qui fendait sa belle gueule. Et un délicat accent français dans son russe pourtant sans faute. Elle resta une seconde à le fixer de ses yeux perçants, analysant les risques. Oui, elle avait envie de compagnie ce soir. Avec lui ? Pourquoi pas. A voir. Il était beau, vraiment, mais elle ne ressentait pas la même attirance spirituelle qu’avec Archibald. Mais pour un soir… Car avec une approche comme celle-ci, elle ne doutait pas des intentions du jeune homme. Un sourire innocent se dessina sur ses lèvres, mais elle continua de le fixer de son regard inquisiteur.

- Une seconde, répondit-elle en prenant son briquet dans sa poche.

Avant de lui tendre, elle s’alluma une clope, lentement. Puis elle le lui passa, et continua de son russe qui, d’après Rachelle, une native du pays en question, était sans accent :

- Tu es Français ? Tu as un petit accent.

Le russe d’Anna n’était pas parfait sans raison. Quand on se faisait gauler à être américaine, dans ce pays froid et blanc de neige, on ne faisait pas long feu si on fréquentait le beau monde. Les services secrets russes n’étaient pas des plaisantins.

Elle continuait d’analyser le beau visage du présumé français.

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