Clic!
Clic!
Clic!
Clic!
Clic!
Alors que tu es en train de vivre ta petite vie tranquillement, promenant ton chien ou faisant la vaisselle, tout autour de toi devient noir. D’un coup. Tu es incapable de te rappeler comment c'est arrivé, car cela t’a pris complètement par surprise. Puis, lumière. Tu reprends finalement conscience de ton environnement. Sauf que… Tu n’es plus au même endroit qu’auparavant. À la place du parc où tu promenais ton chien ou de ta cuisine, tu ne vois qu’une salle entièrement blanche où le seul meuble présent est le lit où tu reposes. Pourquoi es-tu là ? Tu n’as aucune réponse, et une myriade de questions s’accumulent dans ta tête.
Contexte
0015

Parfaits

0007

Imparfaits

0000

Anonymes

0000

//

FondateurLeo Bårdsen
Co-FondatriceEru Chitanda
RangNom
RangNom
nom prénom

recherche un lien

nom prénom

recherche un lien

nom prénom

recherche un lien

nom prénom

recherche un lien

nom prénomrecherche un rp
nom prénomrecherche un rp
nom prénomrecherche un rp
nom prénomrecherche un rp
FicheSpalding Nolan
FichePrinz Anna
FicheWolf Logan
Fichenom prénom
Fichenom prénom
Fichenom prénom
Fichenom prénom
Fichenom prénom
Derniers sujets
Partenaires Footer 24 de 40
Partenaires Coup de ♥
Partenaires Top

A jurer sur un banc... | PV. Anna

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Message par Ashura Martel le Ven 15 Juin 2018 - 0:23
A jurer sur un banc...
Ashura Martel & Anna Savage
Dehors enfin ! Les petits oiseaux qui chantent, le calme, l'air pur ! Ou pas... Car monsieur au lieu de profiter pleinement du grand air avait décidé de sortir une clope et de fumer, puisqu'il était devenue un très grand fumeur désormais. Ça faisait un moment d'ailleurs, ça commençait presque à lui manquer. Bah oui, il n'avait pas osé fumer à l'intérieur près de son âme soeur, ce n'est pas très sympa de faire ça. Enfin, il n'est pas sympa, alors pour l'emmerder Ashura aurait très bien pu le faire, mais c'est nuisible et si y a bien quelqu'un qui doit pas crevé ou être malade à cause de cela, c'est bien une jeune fille innocente qui n'a sans doute jamais touché ce genre de truc de sa vie. On va lui épargner les poumons, il attrapera le cancer tout seul, ce n'est pas bien grave après tout, il voulait mourir il y a, à peine un mois de cela. Le cancer est une façon comme une autre? Bien que... Ce ne serait pas vraiment cool d'avoir un truc pareil. Donc non, il n'y tient pas plus que cela, mais il ne s'arrêtera pas pour autant.

Bref, ce matin-là il avait décidé d'aller au parc. Pourquoi le parc? Parce que c'est calme et y a personne qui vient te faire chier voilà. Et surtout pas une certaine personne trop excitée qui court dans tous les sens et qui fait tout et n'importe quoi. C'est étourdissant à force faut l'avouer. Enfin, après s'être rapidement préparé, Ashura avait rapidement quitté leur maison qui avait été ajuster pour sa chaise roulante. Youpi ! Avait-il dit à son âme soeur qu'il partait au fait? Peut-être sans, s'en rendre compte. En fait, il ne se rappelait plus. Peut-être lui avait-il dit "je me casse", tout simplement. Ou bien elle n'était pas là et avait parler dans le vide? Oui, il n'avait même pas fait attention à ce détail, ce n'est pas mal! Ashura ne faisait pas attention à si elle était partie ou pas. Bon tant pis, elle l'appellera si elle le cherche, même si ça risque de lui casser les pieds.  

Bref, c'était la première fois qu'il venait dans ce grand parc tailler à la perfection. L'endroit était magnifique, l'herbe était d'un magnifique vert et par chance, le plus important, il n'y avait pas tant de monde que ça. En plus, c'était une très belle journée. Le ciel était bleu, aucun nuage à l'horizon, ça ne s'nnonçait une journée parfaite pour le jeune Américain qui faisait rouler sa chaise sur les sentiers en ignorant les regards de certaines personnes qu'il rencontrait parfois. Quoi ils n'ont jamais vu de andicapé avant bon sang? Ouais, finalement il ne les ignorait pas tant que ça. Il ne devait pas se mettre en colère pour une connerie pareil, il y avait bien pire que cela dans sa vie sur quoi il pouvait se mettre en colère. Tellement de trucs à ne pas penser maintenant pour gâcher cette belle journée ensoleillée et calme.

Après, une petite balade de quelques minutes, il commença en avoir marre. Ces bras lui faisaient souffrir. Fichu traumatisme. Il ne peut même pas se servir de sa chaise comme bon lui semble sans souffrir le martyre après un moment. Il y a toujours quelque chose de désagréable où c'est juste lui? Non c'est le cas. Il n'a juste pas de chance voilà tout. Le jeune homme se mit donc à la recherche d'un endroit où s'installer pour paresser tout simplement. Il aurait pu faire ça chez à partir de la cour arrière, mais comme il n'était pas sorti souvent, il s'était dit que c'était le bon moment. Puis, il n'avait pas envie de se faire reprocher qu'il restait trop longtemps enfermé à la baraque par la blonde. Bon, il n'avait pas reçu beaucoup de reproche jusqu'à maintenant, si ce n,'est aucun. Ou peut-être a-t-il ne pas écouter? Ah... C'est possible.

Quelques minutes de recherches et il trouva un grand banc quelque peu en retrait où il pourrait s'asseoir. Ou plutôt s'étaler dessus. Ashura se dépêcha, faisant rouler les roues du fauteuil pour éviter de se faire voler son espace, car oui c'était SON espace maintenant. Une fois à porter, toujours avec un grand effort, il réussit à se transférer de sa chaise au banc en bois. Ensuite, il s'allongea dessus, les bras derrière la tête, pour observer le ciel. Il aurait pu simplement s'installer dans l'herbe, ça aurait été plus simple de se laisser glisser, mais ensuite pour retourner s'y asseoir ça serait galère, donc son banc était très bien. Parfait comme endroit. Les grands arbres qui l'entourent lui bloquent un peu le soleil, mais il peut tout de même observer le ciel à travers ceux-ci. En plus, aucune chance en étant allongé que quelqu'un vienne s'asseoir ici. Il restait à peine de la place pour une personne. Il avait sortit une nouvelle cigarette et fumait tranquille, ils'apprêtait même à fermer les yeux quand il entendit des gens rires. Bordel, mais casse-pied. En tournant la tête, il remarqua que c'était un groupe de personnes qui rigolait  et parlait beaucoup trop fort à son gout. Quelle plaie. Pourquoi c'est toujours comme ça?

- Pas moyen d'avoir la paix sur cette île pourrie? Il y a toujours une bande de cons pour me casser les couilles dans les environs.

S'était-il dit à lui-même à voix haute. Sa voix était irritée. Comment ne pas l'être après tout? Il cherche la paix et on l'emmerde. Il tourna la tête vers le ciel une nouvelle fois en essayant de les ignorer cette fois, mais ils voulaient signaler leur présence à tout le voisinage on dirait bien.

- Mais allez crever, merde.

Sa voix fut un peu plus forte, mais personne n'allait l'entendre. Il était beaucoup trop loin. Tant mieux, car il continua ainsi à pester sur eux, mais aussi sur d'autres personnes qui passaient dans les environs et qui se montraient trop bruyantes. Il s'était trouvé un nouveau passe-temps. Insulter les imbéciles.

Messages : 28

Date d'inscription : 06/06/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://redream-world.forumactif.com
avatar
Lié à Eru Chitanda

Revenir en haut Aller en bas

Message par Anna Savage le Ven 15 Juin 2018 - 20:43

Anna
SAVAGE

Ashura
MARTEL

「A jurer sur un banc…」
Cela faisait maintenant quelques jours qu’Anna était sur l’île. Sa colocation semblait avoir bien débuté. Lauryn n’était pas une femme à problème, et n’avait pas contesté les envies permanentes de sortie de sa partenaire. Anna avait donc pu déambuler comme elle le souhaitait dans de nombreux coins de l’île sans qu’on l’assaille de reproches lorsqu’elle rentrait à quatre heures du matin. De toute façon, Lauryn dormait toujours la nuit. Douce gerbille australienne au lourd sommeil nocturne. Qui l’aurait crue liée à un rapace tel qu’Anna ? Certainement pas l’intéressée, mais elle allait devoir s’y faire : cette fille lui faisait quelque chose. Quelque chose de bien plus profond qu’un simple désir charnel. Anna ne désirait pas Lauryn. Mais elle ne pouvait nier que sa voix suave et ses yeux bleus caressaient son âme pour une raison inconnue, mais peut-être pas aussi sombre qu’elle ne l’aurait songé au départ. Elle avait songé aux effets d’une drogue, bien sûr. Mais quel genre de drogue pouvait bien ébranler aussi fortement sa façon de percevoir une seule personne ? Elle n’en savait rien.

Anna avait beau être un oiseau de nuit, elle n’en sortait pas moins le jour. Elle avait décidé, à ce jour, de vagabonder dans un des immenses parcs de la ville. Endroit parfait pour réfléchir et observer en se fondant dans la masse. Elle avait beaucoup d’informations à réunir. L’une des principales raisons de pourquoi elle devait impérativement sortir le jour, c’est que les enfants n’avaient pas pour habitude de passer des nuits blanches de vapeur d’alcool dans des bars. Elle devait savoir si des mineurs étaient sur l’île. Découvrir quelles limites pouvait s’être fixées le Fil Rouge. Elle cherchait aussi de possibles vieilles personnes. Cependant, il lui semblait n’avoir remarqué personne dont l’âge ne serait pas compris entre la vingtaine et la cinquantaine. C’est pourquoi elle devait continuer à garder l’œil ouvert, et l’oreille tendue. Elle recherchait d’autres Imparfaits dans la masse de la cité. Des gens qui pourraient l’appuyer. La renseigner. La couvrir.

Comme elle s’y était attendue, le parc ne regorgeait ni de mamans à poussette ni de petits vieux nourrissant des pigeons. Au contraire, que de jeunes gens se tenant la main et se susurrant des mots doux, que de groupes d’amis riant et projetant de se rendre à un quelconque endroit amusant. Que de gens heureux dans leur cage dorée. Saletés de Parfaits. Ils lui donnaient des envies violentes, mais elle devait se contenir. Ils étaient de victimes. Des victimes qui n’hésiteraient pas une seconde à la dénoncer pour préserver leur société « parfaite », mais des victimes quand même. Saletés.

Elle écoutait sans grand espoir les bribes de conversations passant à sa portée, mais tout n’était que frivolité dans les propos qu’elle saisissait. Et puis, les gens la regardaient d’un drôle d’air, elle, son tatouage et son regard furieux, et avaient tendance à la commenter à leurs amis dès qu’elle était passée derrière eux.

« C’est pas parce que tu me vois pas que je t’entends pas, connard »
, grommela-t-elle intérieurement en continuant de marcher, les mains enfoncées dans les larges poches de son pantalon militaire noir. Elle savait qu’elle aurait dû mettre autre chose qu’un débardeur si elle comptait être discrète, mais elle emmerdait les gens et leurs regards pleins de jugements à la con.

Le poids habituel de son Glock 18 dans sa poche droite lui manquait terriblement. Même si elle ne se baladait pas tout le temps avec, elle avait toujours au moins une arme cachée sur elle lorsqu’elle enquêtait. Certains crieraient à la paranoïa, mais cela lui avait sauvé la mise plus d’une fois. C’était d’ailleurs pourquoi un couteau de cuisine se trouvait caché dans sa chaussure droite. Avec un peu de chance, Lauryn ne remarquerait rien.

Elle aperçut soudain, lui tournant le dos dans une allée parallèle, une personne solitaire allongée sur un banc. Ce fut suffisamment inhabituel pour la pousser à s’approcher prudemment, traversant l’herbe verte parfaitement entretenue. La personne fumait. Cela lui rappela qu’elle aussi avait bien envie de tirer quelques taffes, puisqu’elle n’avait pas encore fumé aujourd’hui. Elle sortit de sa poche gauche un paquet de cigarettes et un briquet, remarquant au même moment qu’il s’agissait d’un homme et qu’il semblait d’une humeur désastreuse à en juger ses propos.

- Mais allez crever, merde.


Cette injonction à l’adresse du groupe d’amis riant bruyamment qui venait de passer la fit sourire. Un bon résumé de la situation. Et enfin un Imparfait, bordel. Pas trop tôt. Elle l’écouta continuer d’insulter le groupe en s’approchant puis s’assit par terre en s’allumant une cigarette, à la droite de la tête du jeune homme. Sans le regarder mais en fixant le petit groupe, elle déclara :

- Ouais, qu’ils aillent crever. Saletés de petits merdeux avec du vent dans la tête.

Elle laissa échapper un nuage de fumée, se délectant de la nicotine se répandant dans son cerveau. Bordel que c’était bon. Elle était obligée de réguler sa consommation pour être sûre de tenir en cas de sevrage, mais merde, une petite clope de temps en temps n’avait jamais tué personne.

- Regarde les deux là-bas
, continua-t-elle en pointant de sa cigarette un jeune couple minaudant sur un banc. Comme ils sont heureux dans leur petite cage de verre. J’te parie un verre que la fille est italienne et adore la mode et la téléréalité. Une belle petite conne de… 21 ans, disons. Et son gars, pas mieux : regarde-moi cette gueule d’Apollon sculptée à grands coups de gonflette et de stéroïdes. Pauvre con.

Déblatérer des insanités sur des inconnus faisait un bien fou, et elle remercia intérieurement ce garçon de lui avoir donné cette opportunité divine.

- Les filles là-bas doivent se connaître depuis quatre jours, mais elles refont déjà le monde comme des vieilles potes. Un monde à Sindety, bien sûr, faut pas leur en demander trop non plus, vu leur niveau intellectuel. C’est quoi ton nom ? embraya-t-elle sans transition en tirant une autre taffe.

Elle savait qu’elle pouvait tout aussi bien se prendre une flopée d’insultes qu’être accueillie avec un ersatz de sympathie, mais ce gars et sa mauvaise humeur lui plaisaient. Pas heureux d’être là, comme tout être libre devrait l’être. Elle lui jeta enfin un regard. Sa constitution fragile passait presque inaperçue tant son expression était d’une froideur colérique. Intéressant.
Messages : 79

Date d'inscription : 07/06/2018

Age : 17

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Liée à Lauryn Campbell

Revenir en haut Aller en bas

Message par Ashura Martel le Mar 19 Juin 2018 - 0:07
A jurer sur un banc...
Ashura Martel & Anna Savage
Bordel, bordel, il en a marre ! Il a envie de se lever, se rapprocher d'eux et leur gueuler dessus tout simplement, de façon totalement gratuite, pour qu'il ferme leur gueule un peu. Mais bon tout le monde sait qu'il ne peut pas faire ça. Ces pauvres jambes ne pourront jamais le porter jusque là-bas. Sauf s'il décidait d'aller faire des rééducations ici? Ça doit sans doute être possible? Enfin peut-être pas. Ils n'ont pas l'air d'aimer les handicapés, sa maison en était la preuve. Le fils Rouge devrait revoir leur moyen de sélection. Enfin bref, revenons à ce qui se passe ici. Tellement de niaiserie dans les paroles de ces deux personnes, mais aussi dans toutes les autres qui passaient plus loin. Il entendait presque tout de leurs conversations. Il a des handicaps, mais ces oreilles marchent encore parfaitement. Malheureusement, pourquoi il n'est pas devenu sourd à la place de perdre l'usage de ces jambes? Plus un son ! Parfait ! Bon, il serait bien emmerdé pour écouter de la musique, mais c'est le seul souci. Après ce n'était pas dur de les entendre voir le ton qu'ils avaient tous. C'était la journée on emmerde Ashura c'est ça? Déjà que yen avait déjà une à la baraque qui l'emmerdait comme pas possible. Allait-il finir par trouver un endroit où enfin se reposer sans être dérangé par qui que ce soit?

La plage devait être tranquille. Elle était immense, mais là nouveau problème en vue. Son fauteuil et le sable, ça marche pas. Il ne pourrait que longer la plage et ce n'est pas ce qu'il voulait. Il voulait s'écraser quelque part, paresser pendant des heures. Seul, sans un bruit, sauf celui de la nature qui était reposant. Le jeune homme pourrait sans doute se rendre jusqu'au sable en rampant, mais bonjour la galère et la douleur aussi. Son corps n'allait pas supporter autant d'effort, en particulier ces bras qui risquaient d'en prendre un coup. Rouler peut-être? Ouais, non, ça serait totalement con en fait. Les gens risquent de le prendre pour un malade et même si les jugements des autres lui importe très peu, il évitera cela. Puis, s'il se faisait voler sa chaise? Oui, car n'y a pas que des gens tout gentil, tout beau ici, il en est certain. Certes, il a l'impression de voir que ça, mais c'était une possibilité à envisager. Même si... Que ferait une personne avec une chaise roulante? Les cons ça existent hein. Ou bien il galère avec sa chaise, mais là sa chaise risque de se renverser si elle reste coincée. Puis, s'il tombait dans l'eau... La noyade assurée. Ce ne serait pas cool. Bien que... Bon, il ne commencera pas à penser de cette façon, il n'en finirait plus.

Enfin voilà, dans les jours à venir, Ashura allait devoir se mettre à la recherche de son petit coin de paradis. C'est une île paradisiaque, y a surement ça quelque part ou bien cet endroit est fait pour favoriser les rapprochements et les discussions, donc il pourra toujours chercher, il ne trouvera pas? Non, pas possible. Un soupir traversa les lèvres du jeune homme, après les miles et une insulte qu'il venait d'adresser à deux personnes qui se tenaient par la main. Soit le bruit l'emmerdait, soit le bonheur des autres était une torture. Ou les deux en fait, c'est possible aussi. C'était d'ailleurs tout à fait le cas. C'est alors qu'il entendit quelqu'un s'approcher. Il releva la tête pour voir, surpris et agacé à la fois que quelqu'un ose venir jusqu'ici. Une jeune femme, d'environ son âge sans doute, venait de s'installer à sa droite cigarette à la main. L'américain haussa un sourcil face aux paroles de la jeune femme. Elle venait d'approuver ce qu'il venait de dire et de penser aussi du coup. Curieux, le jeune homme ne l'interrompt pas lorsqu'elle poursuit son discours, non au lieu de ça il l'écoute et regarde même l'endroit qu'elle lui indique. Un jeune couple était installé sur un autre banc semblé au loin beaucoup plus loin.

Elle commença ensuite à raconter toutes sortes de merdes les concernant ce qui aurait bien pu faire sourire Ashura, mais étant si inexpressif que sa réaction resta la même, c'est-à-dire froide. Pourtant, ça ne l'empêchait pas d'écouter attentivement. Quelqu'un d'autres balançait des insultes sur les autres avec lui, c'était amusant tiens, même si ça ne se voyait pas. Le jeune homme continua de tourner la tête vers la prochaine cible de l'inconnue à ses côtés lorsqu'elle poursuivit sur sa lancée. Elle termina en lui demandant son nom. Après avoir soufflé un nuage de fumée, il n'attendit pas pour lui répondre, paraissant beaucoup plus calme désormais.

- Ashura et toi?

Alors que normalement, il n'était pas tellement ouvert à discuter avec d'autres et l'aurait envoyé vite fait sur les roses, cette fois, c'était tout l'inverse. C'est fou comme il se sentait beaucoup moins seul tout d'un coup. Une personne avec les mêmes idées que lui. Ça lui semblait tellement rare par ici. Bon, il n'était juste pas tomber sur ce genre de personne, mais ça ne faisait que quelques jours où il était là aussi.

- J’ai cru que j’étais le seul ici à trouver tout ça complètement con. Il n’y a que des imbéciles heureux dans le coin. Ils ont l’air d’avoir oublié qu’ils ont été enlever et séparer de leur vraie proche. Franchement, je vais dire comme toi, faut pas trop leur en demander. Bandes d’abrutit.

Avoir de la compagnie ça ne lui a jamais plu, mais avoir de la compagnie pour insulter les autres. Pourquoi pas ! C'est vrai quoi, comment les gens peuvent être aussi à fond dans le projet, alors que leur famille à côté son mort d'inquiétude ? Franchement, s'il avait encore des proches, son envie de vouloir dégager d'ici serait encore plus forte,. Là, il hésite, mais l'argent c'est bien d'un côté, l'âme soeur c'était le côté chiant du truc en fait. Sans ça, ça serait vraiment bien. Du moins pour lui. Ashura se déplaça finalement pour être assit sur le banc regardant la jeune femme avant de poursuivre.

- En plus, ils sont bruyant comme pas possible. Je pensais qu’un parc c’était fait pour se détendre, pas gueuler comme des animaux.

Ashura continuait dans sa lancé lui aussi. Insulter les gens c'est bien, mais insulter les gens à deux, c'est encore mieux !

Messages : 28

Date d'inscription : 06/06/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://redream-world.forumactif.com
avatar
Lié à Eru Chitanda

Revenir en haut Aller en bas

Message par Anna Savage le Mar 19 Juin 2018 - 19:25

Anna
SAVAGE

Ashura
MARTEL

「A jurer sur un banc…」


Le jeune homme semblait surpris. Il y avait de quoi, après tout. Ce n’était pas tous les jours qu’on débutait une conversation en insultant des gens. Mais après tout, sur cette île, plus rien ne devait être surprenant. Il ne souriait pas à ce qu’elle racontait. Elle non plus, après tout. Ils n’étaient pas là pour rire, mais pour débiter des conneries sans nom envers des connards d’inconnus. Son ressentiment contre le Fil Rouge s’en trouvait calmé. Suave Catharsis.

Définitivement, elle ne regrettait pas d’être venue s’assoir posément à côté de ce gars qui semblait aussi épineux qu’un rosier. Il semblait d’ailleurs plus calme que lorsqu’elle l’avait entendu insulter le petit groupe de jeunes cons quelques instants plus tôt. Il laissa échapper quelques volutes de fumée. Par mimétisme, elle tira sur sa clope.  Il lui répondit sans laisser planer de silence inutile.

- Ashura, et toi ?
- Anna. Sympa, ton nom. Ça change du banal américain Bryan. Ou John.

Elle avait deviné à son anglais qu’il semblait du même coin qu’elle. Finalement, la barrière de la langue, elle ne la ressentait pas tant que ça, pour le moment. Le courant semblait passer avec le dénommé Ashura. En même temps, elle n’aurait pas pu faire autrement qu’apprécier quelqu’un insultant des inconnus en fumant sur un banc. Quel génie.

- J’ai cru que j’étais le seul ici à trouver tout ça complètement con. Il n’y a que des imbéciles heureux dans le coin. Ils ont l’air d’avoir oublié qu’ils ont été enlevés et séparés de leurs vrais proches. Franchement, je vais dire comme toi, faut pas trop leur en demander. Bande d’abrutis.
- Toi aussi, tu croises que des Parfaits ? Quels chieurs. Evidemment que c’est con. Con, et illégal. Je me demande d’où vient bien tout leur fric. Comme quoi, donne de l’argent à quelqu’un et il acceptera de vivre enfermé toute sa vie. Putain d’Humanité.

Elle réfléchit quelques secondes, jouant avec les nuages gris qui émanaient de ses lèvres.

- Mon âme-sœur s’est accommodée du système. Ça me débecte. T’avais du monde dehors, toi ? Famille ? Petite-amie ? J’ai du bol, j’disparaissais si souvent dans la nature que mes vieux s’inquiéteront pas.

Et son frère… Eh bien il la suivait tout le temps, maintenant. Lui aussi n’était jamais là. Toujours en mission. Toujours peu d’infos. Il revenait comme une fleur trois, six, neuf mois après, aminci, fatigué, et il allait dormir en laissant Anna boire à sa place à sa santé. Ils faisaient la fête. Ils profitaient de leur paix passagère. Et puis, qui d’autre pouvait empêcher Anna de casser les deux bras d’un gars un peu trop entreprenant, sinon lui ? Et puis, un jour, ce n’était pas lui qui était rentré. Juste un connard d’officier. Et sa plaque de matricule. « Votre fils est décédé, je suis désolé », qu’il avait dit aux parents. Désolé. Pauvre con. Plus de fête de retour. Son frère reposait sur sa poitrine.

Elle avait si peu d’attaches. Son métier lui avait appris à être un électron libre. Voulait-elle pour autant passer sa vie ici ? Non. Un loup en laisse redevenait un chien.

Le dénommé Ashura se redressa et fixa la jeune femme. Elle l’intéressait donc assez pour qu’il prenne la peine de s’assoir. Bonne nouvelle, mais ce n’était pas la peine. Elle était très bien par terre, en plus.

- En plus, ils sont bruyants comme pas possible. Je pensais qu’un parc, c’était fait pour se détendre, pas gueuler comme des animaux.
- Que veux-tu, quand on ne sait pas parler, on crie. Quand on ne sait pas penser aussi. Mais tu as bien saisi le truc. Animaux. Donne-leur le bon jouet et ils feront tout ce que tu veux pour leur récompense. Des chiens. Et en chaleur, de surcroît, ajouta-t-elle en fixant les couples présents autour d’eux.

Nouvelle bouffée de cigarette.

- T’es là depuis longtemps ? J’espérais apprendre qu’il existait un peu plus que deux êtres libres dans cette ville de merde. Mais j’suis là que depuis une semaine.

Messages : 79

Date d'inscription : 07/06/2018

Age : 17

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Liée à Lauryn Campbell

Revenir en haut Aller en bas

Message par Ashura Martel le Ven 22 Juin 2018 - 1:43
A jurer sur un banc...
Ashura Martel & Anna Savage
Cette femme est bizarre. Très bizarre même. C'est vrai quoi, qui arrive et commence à embarquer dans le délire d'une autre personne comme ça? Surtout si le délire en question est d'insulter d'autres personnes dans les environs. D'un côté, il est assez bizarre aussi du coup de faire ça. Il ne devait pas trop parler, mais après Ashura pensait qu'il était seul, que personne n'allait l'entendre du banc qu'il s'était totalement attribué. Ce genre de choses ça ne se fait pas, c'est méchant, malpoli. On n'insulte pas les gens pour rien, mais qu'est-ce qu'il s'en fout en fait? Ça l'amuse et en plus il a un pote pour encore plus de plaisir ! Par chance, elle n'était pas venu pour l'engueuler ou toute autre raison de ce genre. Elle aurait rapidement dû se casser  si elle n'aurait pas voulu se prendre la colère d'Ashura. Vraiment désagréable celui-là, comment Eru arrivait à le supporter? Gros mystère. Cette douce et un peu trop hyperactive, jeune fille était coincé avec lui. En fait, elle ne semble pas trop mal le prendre en réalité. C'est surtout lui qui a du mal. Enfin bref...

La jeune femme se présenta immédiatement à lui lorsqu'il lui demanda. Anna. Américaine tout comme lui. Lui aussi il l'avait deviné par son accent, puis aussi à ce qu'elle avait rajouté après s'être présenté, mais surtout grâce à son anglais qui ressemble au sien. Quelle misère si elle n'aurait pas parler anglais et se serait pointé de la même façon. Malaise. La barrière de la langue n'était donc pas un souci. En tout cas, il ne pouvait cependant pas dire la même chose de son nom. Anna était plutôt courante comme prénom. Il ne dit pas que ce n'est pas joli, mais voilà, ce n'est pas Ashura qui doit être complètement sorti de nulle part. Pourquoi lui avoir donné un nom pareil en fait? Il trouvait ça un peu bizarre, mais ça lui donne un petit côté original, bien qu'il s'en foute en fait. Donc... Voilà tout ça ne sert à rien, surtout qu'il n'aura jamais de réponses. Cependant, il ne répondit rien au compliment. Merci, ça n'existe pas dans son vocabulaire. Il a déjà accompli un miracle pour lui adresser la parole sans être désagréable, faut pas trop lui en demander non plus. Il ne dit rien non plus au sujet de l'argent, parce que bon c'était bien une raison qui le pousserait à rester.  Il est prêt à vivre enfermé, car son univers d'avant n'était pas... Incroyable.  Mais bordel qu'on lui mette pas une âme soeur dans les bras. C'est pénible.

Les points communs ne font que s'accumuler il semblerait. Elle non plus ne semble pas avoir croisé beaucoup d'imparfait dans le coin. Mais après ce genre de personne, comme lui, ne s'affiche pas beaucoup. Donc, il est plus difficile de le remarquer, contraire aux imbéciles heureux qu'il voyait partout dans le parc en ce moment. Eux, on peut les voir et entendre à des kilomètres. Leurs sourires débiles, leurs joies, les trahissent immédiatement. Du moment qu'ils te saluent avec un minimum d'enthousiasme. Hop un parfait ! Enfin, ce n'est pas qu'il avait vraiment envie de rencontrer pleins d'imparfait exactement comme lui et devenir les meilleurs potes du monde non plus. C'est uniquement dans le but de se sentir moins seul dans ce troupeau. Il sait maintenant qu'ils sont au moins deux du coup. Faudra qu'il ouvre l'oeil pour voir s'il peut en repérer d'autres plus tard, sans pour autant commencer une conversation comme celle qu'il a avec la jeune femme. Ashura l'observait savourant cette cigarette pendant qu'elle lui expliqua que son âme soeur s'était fait à tout ce bordel. Exactement comme lui. Elle lui posa ensuite une question tout en lui répondant en même temps. Eh bien... Leur situation est à peu prêt la même.

-  Non, personne. Pas de famille, pas d'amis, pas de petites amies. Rien du tout, donc aucune chance que ma disparition touche quelqu'un. Et c'est pareil de mon côté mon âme soeur s'est aussi accommodée du système, en plus elle sait mis en tête de vouloir s'occuper de moi.

Il ne devait pas trop penser à cela. Ça l'embrouillait plus qu'autre chose pour le moment, d'ailleurs ça lui faisait bizarre de parler ouvertement comme ça. Enfin, ce n'était pas non plus un secret ultra-important qu'il se devait de protéger à tout prix. Comme certain sujet concernant sa famille, ses amis et lui-même. Bon sang, la famille. La pire famille du monde. Un père qui l'abandonne et une mère profiteuse. N'aurait-il pas pu en avoir un avec un minimum de bon sens? Pourquoi a-t-il fallut qu'il tombe sur le combo de parent les mauvais? Franchement, il avait vraiment travaillé dur pour avoir un semblant de vie normale avec sa mère et voilà comment on le remercie. Il souffla une nouvelle fois afin d'éviter à la colère de revenir. Répondant une nouvelle fois à ces paroles, Ashura l'écouta sans tourner les yeux appuyer le dos confortablement contre le banc. Des chiens hein? Se disait-il dans sa tête, il lui donnait tout à fait raison sur ce coup. Le jeune homme soupira doucement avant de porter une nouvelle fois la clope à ces lèvres et lever la tête vers le ciel masqué par le feuillage dense des arbres.

- Moins d'une semaine pour moi... Mais bon t'inquiète on est certainement pas les seuls, mais comme ça  fait encore moins de temps que toi que je suis là,  je n'ai pas cherché et puis j'étais en quelque sorte enfermé dans ma propre baraque.

Oh putain cette porte. Il ne l'oubliera pas de sitôt. La crise de nerfs qu'il avait failli exploser à cause de cela. Ça ne lui prenait pas grand-chose, mais il arrive et il avait déjà un souci faut le faire quand même. Juste y penser, ça l'emmerdait. Quatre jours ici, quatre jours seulement et ça lui a paru une éternité. Il avait un an, une longue année à tenir avant de pouvoir décider de partir ou pas. Ça allait être très long.

- Tu te rends compte qu'ils n'ont même pas penser à ajuster la maison en conséquence de mon état? Ils enlèvent vraiment n'importent qui sans réfléchir. Manquerait que des gamins, mais j'en ai pas vu.

C'est vrai, puisqu'ils enlevaient n'importe qui. Des enfants pourraient-ils être enlevés? Franchement, si c'était le cas, aucun doute le fil rouge n'avait aucune limite. Pas sûr que cela plaît à Ashura qui trouverait cela horrible.

Messages : 28

Date d'inscription : 06/06/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://redream-world.forumactif.com
avatar
Lié à Eru Chitanda

Revenir en haut Aller en bas

Message par Anna Savage le Lun 25 Juin 2018 - 23:10

Anna
SAVAGE

Ashura
MARTEL

「A jurer sur un banc…」

Le jeune homme l’observa parler en fumant, puis répondit.

-  Non, personne. Pas de famille, pas d'amis, pas de petites amies. Rien du tout, donc aucune chance que ma disparition touche quelqu'un. Et c'est pareil de mon côté mon âme soeur s'est aussi accommodée du système, en plus elle sait mis en tête de vouloir s'occuper de moi.

Un solitaire, hum ? Non, c’était plus profond que ça. A l’entendre, il n’avait plus aucun lien avec l’extérieur. On était toujours lié à quelqu’un. Rien qu’un peu. Il semblait sûr et certain qu’il ne manquerait à personne…

Quant à son âme-sœur, elle avait l’air semblable à Lauryn. Résignée, avec un bon fond. S’occuper de lui… Elle ne doutait pas que Lauryn, elle aussi, aurait insisté pour la prendre en charge au moindre problème. Gentille, trop gentille. D’un autre côté, Anna n’avait-elle pas pressenti qu’elle prendrait soin de cette jeune femme, de son plein gré ou non ? Elle ne pouvait nier cette sensation floue mais pourtant si dure.

- S’occuper de toi ? A cause de ça ? demanda-t-elle en pointant du bout de sa cigarette le fauteuil roulant attendant sagement près du banc. T’as l’air de savoir te démerder tout seul, pourtant.

A nouveau, elle en profita pour tirer une taffe. Handicapé, certes, mais ce n’était pas une raison pour le traiter comme un gosse. Rien de pire qu’être traité comme un gosse. Ce gars avait l’air parfaitement sain d’esprit, puisqu’il insultait tous les passants qu’il voyait avec cette humeur maussade émanant de tout son être.

…Mauvais exemple. Mais il semblait tout de même capable de se débrouiller seul. Il soupira, laissa échapper quelques volutes de fumée vers le ciel.

- Moins d'une semaine pour moi... Mais bon t'inquiète on est certainement pas les seuls, mais comme ça fait encore moins de temps que toi que je suis là, je n'ai pas cherché et puis j'étais en quelque sorte enfermé dans ma propre baraque.

Alors, lui aussi était nouveau. Dommage. Elle aurait espéré en apprendre plus sur cet endroit, mais tant pis. Cependant, un élément de sa phrase l’intrigua. Enfermé ? Par qui ? Le Fil Rouge ? Elle n’avait pas été enfermée. Que voulait-il dire ? Elle le fixa un instant, dubitative. Son regard se posa à nouveau sur le fauteuil roulant immobile. Avait-on tardé à lui en procurer un ?

- A cause de ton fauteuil ? Ils t’en ont pas amené un tout de suite ?

Quels enfoirés, songea-t-elle. Ou quels cons, au choix. Ne pas penser au handicap d’une personne lorsqu’on l’enlevait relevait d’un niveau d’incapacité et de saloperie inatteignable. Mais Ashura rectifia son hypothèse :

- Tu te rends compte qu'ils n'ont même pas penser à ajuster la maison en conséquence de mon état? Ils enlèvent vraiment n'importent qui sans réfléchir. Manquerait que des gamins, mais j'en ai pas vu.
- Ah, les ajustements. Pas mieux. Quels cons.

Les gamins. Les enfants. Cette remarque lui rappela ses premières recherches, infructueuses. Lui non plus n’avait rien vu de tel. Elle ne savait pas si elle devait être rassurée, ou au contraire s’inquiéter.

- Moi non plus, pas de gosse… J’essayais justement de savoir si y en avait. Ou des vieux. T’en as vu, des vieux ? Ou des jeunes, genre à peine majeurs ? J’sais pas où sont les limites de ces enfoirés de Fil Rouge, mais t’as raison : les gamins, ce serait le pire.

Le pire, oui. Anna avait un mal fou à concevoir que l’on puisse blesser un gosse. Lui faire du mal. Les rares fois où elle avait été confrontée à des individus de ce genre, la fin n’avait pas été très heureuse. Pour eux. Qui donc pouvait faire de mal à un gamin ? Quelle sorte d’ordure fini, de déchet humain, de merde vivante le pouvait ?

Les limites du Fil Rouge se trouvaient peut-être bien là. Pas d’enfant sur l’île. Si réellement aucun gosse n’avait foulé les dalles du parc de Sindety, alors il y avait lieu d’être rassuré. Mais pas de faille à exploiter. A l’inverse, si c’était le cas, elle se jura de trouver les connards à la tête de cette organisation et de les crever jusqu’au dernier.

- Et les parents ? Ils les prennent, tu crois ? Les mères de famille ? Est-ce qu’ils laissent des gosses dehors tous seuls face à tout ce merdier ?


Question qui méritait d’être soulevée. Un limite d’âge, très bien. Mais les critères de sélection du Fil Rouge semblaient bien s’arrêter là : pour enlever une (prétendue) agent du FBI mais aussi un handicapé moteur, il ne fallait pas être regardant sur les dangers et difficultés potentiels que cela impliquait.

Messages : 79

Date d'inscription : 07/06/2018

Age : 17

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Liée à Lauryn Campbell

Revenir en haut Aller en bas

Message par Ashura Martel le Mer 27 Juin 2018 - 1:01
A jurer sur un banc...
Ashura Martel & Anna Savage
Où est la limite du fil rouge? Sont-ils vraiment prêts à prendre n'importe qui pour les amener ici? Même si cela fait du mal à des personnes rester derrière? Sans doute. Ashura n'essayait de pas trop y songer, après tout ça servait à quoi? Il ne pouvait rien y faire, y penser allait créer davantage de questions toujours sans réponse. Mais là il se permettait d'y penser un peu, puisqu'il avait trouvé quelqu'un avec qui en discuter et partager ces points de vue sur le sujet. Bien qu'au final le résultat reste sans doute le même. Ils sont impuissants face à ce système. Il pouvait bien aller se plaindre au CFR, mais d'un côté il risque juste de se faire envoyer balader vite fait bien fait. Puis pourquoi lui irait faire ça? Certes, il n'est pas heureux d'être ici, surtout avec une âme soeur qui est envahissante à souhait et tous les autres problèmes qu'il n'arrête pas de rencontrer chaque jour, mais il n'est pas dans la même situation que la plupart des gens par ici. Personne n'allait le chercher. Il n'avait aucun proche, ou du moins depuis qu'il s'était complètement laissé allé dans la drogue et dans la dépression, il n'avait plus personne. Ce qui lui convenait parfaitement bizarrement. Plus personne ne peut le décevoir ou le blesser...

Donc, ce n'était pas vraiment à lui d'aller chialer auprès de ces abrutis, il irait pour son propre intérêt, pas pour les autres... C'est les parfaits qui croit que tout va bien qui devrait se bouger le cul. Ils n'ont aucune peine à laisser leurs proches? Vraiment, il ne comprenait pas les gens et ces en parties à cause de cette stupidité qu'il s'amusait tant à les insultés. Ce n'est pas sympa, mais il faut bien qu'ils arrêtent d'être con un jour. Ça arrivera jamais, mais bon faut bien espérer. D'ailleurs, est-ce que quelqu'un les recherchait vraiment? Autant d'enlèvement en même temps, c'est louche non? Les gouvernements devaient bien agir? Ou peut-être sont-ils aussi dans le coup? Encore et toujours des questions qui resteront sans réponse. Ils sont complètement coupé du monde extérieur. Un jour peut-être Ashura sera au courant de tout cela, ou peut-être pas. Peut-être aura-t-il le temps de sortir d'ici avant. Si on le laisse partir après un an. Bordel, ça serait la merde si on lui mentait, la oui il irait faire chier le FR.

Aucune chance qu'il reste ici plus d'un an si on l'emmerde. Quatre jours et c'est déjà le cas. Bon en réalité,  il avait  tout de même ressenti de la joie lorsque son âme soeur lui avait fait bien comprendre qu'elle ne le lâcherait pas. Pourtant, le jeune homme était décidé. Ça finit toujours mal les liens avec les gens alors... La jeune femme à ses côtés lui demanda si c'était à cause de la chaise roulante qui attendait tranquillement à côté du banc. Ashura tourna rapidement les yeux vers cette chose qu'il appréciait, mais en même temps non. C'est pratique pour un flemmard dans son genre, mais ça le limite à faire certaines choses, surtout si l'endroit en question n'est pas adapté à ces besoins. Le jeune homme soupira légèrement laissant échapper une légère fumée blanche avant de reporter son attention sur l'américaine aux cheveux noirs.

- Ouais exactement à cause de ça, mais oui je sais parfaitement me débrouiller seul… Malheureusement du moment que tu as un handicap, les gens te prennent en pitié ou je ne sais quoi.

En fait, c'est ce qu'il veut croire. Ashura ne connaît pas les réelles raisons qui pousse l'autre à vouloir l'aider à ce point. Ou du moins il n'arrive pas à les comprendre. Pourquoi vouloir s'occuper d'un inconnu si ce n'est pas de la pitié? Il refusait de voir la réalité en face. Voir qu'Eru était sincère avec lui. C'était impossible. Lui après tout, il en avait complètement rien à foutre d'elle ! Ou pas. Il s'était tout de même inquiété à son sujet à quelques reprises... Ouais, mais ça c'est à cause du truc qu'à faire le FR sur lui. En vrai, il s'en fout. Comme ces sensations bizarres qu'il ressentait à chaque fois qu'elle était près de lui. Tout ça, c'est dû fake. Rien d'autre, il ne doit pas y faire attention.

- Ça m’emmerde grave, mais ça m’emmerde encore plus de devoir me battre avec elle pour qu’elle arrête.

Le flemmard en puissance. Est-ce vraiment parce qu'il a la flemme de ça? Ou bien c'est parce qu'il ne veut pas qu'elle arrête? On ne le saura sans doute jamais et il ne dira jamais la véritable raison. Bref, la jeune femme lance une hypothèse qui aurait pu être juste. Lorsqu'il s'était réveillé, il avait eu peur de ne pas avoir de chaise pour se déplacer, par chance on lui avait ramené la sienne. Même pas il lui fournisse une nouvelle, trop triste, mais bon au moins il en avait une. Ils ont pensé à un truc cette bande de cons, mais avaient rapidement chuté dans les niveaux d'intelligence après tous les autres problèmes rencontrer par Ashura.  L'Américain observa les alentour lorsqu'elle lui posa des questions. S'il avait vu des vieux? Et des mineurs? Il n'avait pas fait très attention à ça. Les enfants ça se remarquent de loin. C'est petit, ça gueule pour certains. C'est facile, mais les autres...

- Non, je n'ai vu aucun vieux… Du moins, aucun qui dépasse la cinquantaine je dirais. Je ne peux pas te dire avec certitude pour les mineurs, l’apparence est parfois trompeuse et je ne suis pas allé interroger ceux qui me paraissaient jeunes.

Ashura s'enfonça dans le banc. Réfléchissant à tout ça. Ce serait bizarre qu'un mineur tombe avec un vieillard. Ce serait même flippant. En tout cas, il n'aurait pas vraiment apprécié et il a tout de même déjà 27 ans. Il n'aurait pas aimé avoir un mineur comme âme soeur aussi. Jouer les parents ou le baby-sitter n'est pas vraiment son fun, alors tant mieux qu'il soit tombé sur Eru. Ils n'ont pas un trop gros écart d'âge. Ce n'est pas pour autant qu'il est heureux, mais ça va, il n'a pas sujet à se plaindre. La jeune femme souleva quelque chose d'assez important. C’est vrai qu’il n’avait pas du tout songé à une telle chose.

- Bonne question… J’espère pas, ça serait vraiment dégueulasse de faire un truc pareil. Ils n’ont pas l’air de penser à tous les petits détails quand ils enlèvent quelqu’un, c’est donc fort possible qu’un petit quelque part dans le monde se retrouve sans parent.

Qu’est-ce qui est pire? Arracher un enfant aux mains des parents ou enlever un parent à un enfant? Les deux sont aussi pires en fait.  Il ne pouvait concevoir qu'on puisse enlever un enfant pour l'amener sur une île. L'enfant serait perdu et il est évident qu'il souhaiterait repartir. Horrible.  Mais c'est aussi horrible d'abandonner des enfants dans l'enfer du monde.

Messages : 28

Date d'inscription : 06/06/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://redream-world.forumactif.com
avatar
Lié à Eru Chitanda

Revenir en haut Aller en bas

Message par Anna Savage le Ven 29 Juin 2018 - 17:48

Anna
SAVAGE

Ashura
MARTEL

「A jurer sur un banc…」


Anna n’avait remarqué la chaise que parce qu’elle était habituée à tout noter dans un coin de sa tête. Que ce gars puisse marcher ou pas, elle s’en foutait. Elle n’était pas là pour le savoir, ce qui l’intéressait, c’était ce qu’il avait à raconter. Elle n’était pas du genre à prendre en pitié qui que ce soit – sauf les enfants, et n’avait pas l’intention de le questionner davantage sur son apparent handicap. Il soupira quand elle montra le fauteuil, et répondit :

- Ouais exactement à cause de ça, mais oui je sais parfaitement me débrouiller seul… Malheureusement du moment que tu as un handicap, les gens te prennent en pitié ou je ne sais quoi.

Anna sourit. Les gens sympathiques avaient en effet tendance à vouloir aider les autres, et encore plus les infirmes. Elle ne les jugeait pas. Elle trouvait même ça bien : il en fallait, des gens comme ça, prêts à te tendre la main à la moindre emmerde. Elle avait juste assez à faire comme ça pour en plus jouer les saintes. D’ailleurs, une sainte, ça cassait rarement des gueules. Bien que Jésus distribuât des pains.

- T’as qu’à en profiter, mec. Ça te fait moins de corvées. Si elle est déterminée à s’occuper de toi, autant le tourner à ton avantage.
- Ça m’emmerde grave, mais ça m’emmerde encore plus de devoir me battre avec elle pour qu’elle arrête.

Anna esquissa un sourire à cette réponse. Au fond, ce type appréciait quand même l’aide qu’on lui apportait. Même s’il semblait dire qu’il n’avait juste pas l’énergie de protester. Lorsqu’elle lui posa quelques questions, elle espérait des réponses qui auraient pu faire avancer ses recherches. L’homme leva la tête, comme pour vérifier une dernière fois ce qu’il allait dire. Anna savait qu’il ne trouverait rien de neuf : depuis quelques minutes, elle surveillait les passants, à la recherche d’un individu correspondant à ses critères de recherche. Mais en vain.

- Non, je n'ai vu aucun vieux… Du moins, aucun qui dépasse la cinquantaine je dirais. Je ne peux pas te dire avec certitude pour les mineurs, l’apparence est parfois trompeuse et je ne suis pas allé interroger ceux qui me paraissaient jeunes.

Elle soupira. Evidemment… Lui non plus n’avait rien vu. Tout en tirant une nouvelle taffe, elle fronça légèrement les sourcils. La cinquantaine… Seuls les adultes et les jeunes adultes seraient donc visés ? Quant aux mineurs, elle aussi ne pouvait se prononcer. Entre 16 et 19 ans, la différence n’était malheureusement pas souvent flagrante. Pas de pré pubère, en tout cas. C’était déjà ça. Et comme l’avait souligné le dénommé Ashura, il lui semblait pour le moins compliqué d’aller demander leur âge à des gamines sans passer pour une dangereuse criminelle, surtout avec son apparence. Il fallait continuer de tisser des liens. Réussir à créer un réseau, pas à pas. Ce serait long.

- Pas vu de vieux non plus. Et pas de gosses. C’est mieux, enfin moins pire, tu me diras. Un vieux et un gamin dans la même baraque, dégueulasse.

Terribles images, en effet, qui lui venaient en tête. Elle avait déjà été confrontée à de réelles situations comme celle-ci. Ce n’était pas beau à voir. Jamais. Penser que cela n’aurait jamais lieu ici atténua un peu sa rancœur. A sa remarque qui suivit, il répondit :

- Bonne question… J’espère pas, ça serait vraiment dégueulasse de faire un truc pareil. Ils n’ont pas l’air de penser à tous les petits détails quand ils enlèvent quelqu’un, c’est donc fort possible qu’un petit quelque part dans le monde se retrouve sans parent.

- Seul pendant un an voire plus, pauvre gosse. Le pire, c’est que j’suis sûre que c’est déjà le cas. Y a forcément des mères dans le lot. Coincées ici.

Coincées ici, et sans pouvoir prévenir leurs enfants de quoi que ce soit. Disparues du jour au lendemain. Y penser lui donnait envie de gerber. Et de flinguer des types. Ceux qui orchestraient tout ce merdier. Dieu ce qu’elle en avait envie.

- Mais ça aussi, on va pas aller demander à toutes les dames si elles ont des gosses derrière elles…

Messages : 79

Date d'inscription : 07/06/2018

Age : 17

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Liée à Lauryn Campbell

Revenir en haut Aller en bas

Message par Ashura Martel le Jeu 9 Aoû 2018 - 1:48
A jurer sur un banc...
Ashura Martel & Anna Savage
Cette conversation avec la dénommée Anna avait complètement détourné l'attention du jeune homme. Les sons, bruits et hurlements causés par la population du parc lui passaient bien au-dessus de la tête pour l'instant. C'était la première fois, bien que ça ne fît que quatre jours où il est là, qu'il tombait sur quelqu'un avec un discours similaire au sien, aux idées et avec le même avis que lui sur cet endroit. Quelqu'un d'intelligent donc ! Quelqu'un qui est tout de même arrivé près de lui tout en insultant des gens. C'est bien ça. Il l'aime bien celle-là ! Bon, aimer est un bien grand mot. Elle est cool, il arrive à la tolérer. Il ne la connaît pas après tout, c'est peut-être une bizarre au fond qui sait. Une bizarre qui arrive et s'incruste dans les délires des autres. Bon, elle n'a pas l'air dans ce genre-là, mais on ne sait jamais. Les gens sont étranges de nos jours, il faut se méfier. C'est d'ailleurs ce qu'Ashura fait avec pas mal tout le monde. Même avec son âme soeur. Elle n'aura pas un traitement différent parce que c'est soi-disant la personne qui est liée à lui. Un lien totalement faux.

Entre deux ou trois questions et réponses. Le jeune homme se mit à se demander si le Fils Rouge enlevait des criminels, des assassins ou autres. La vie à Sindety serait assez dangereuse en réalité. Ce serait totalement con, un monde Utopique, mais on y fou des mecs louches qui peut causer des ennuis. Il doutait que ceci soit vraiment possible, il a peut-être très souvent des idées noires et envie de disparaître de ce monde, mais se faire buter par un terroriste ou un assassin... Hum... Non pas trop. Ce n'est pas comme ça qu'il prévoit de quitter ce monde. Oh merde, il ne devait pas penser à ce genre de choses. Eru ne serait pas heureuse. Enfin, elle n'est pas là et elle ne lit pas les penser, donc il n'allait pas se gêner de penser à sa mort comme si ce n'était pas grand-chose. Cependant, ce n'était juste pas le moment se concentrant sur la conversation qu'il entretenait avec la jeune femme assise par terre.

Profiter d'Eru? Ouais, il y avait pensé. Il avait même abusé légèrement lors de leur rencontre, mais c'était facile après tout. Elle ne disait absolument rien. Ou bien elle n'avait juste pas remarqué qu'il n'avait rien fait alors qu'elle se tapait le repas, le montage de la table et le rangement ensuite? Sans doute. Un peu naïve ou juste trop généreuse, il ne pourrait pas dire exactement. Pourtant étrangement, il n'avait pas envie de profiter de la situation. Ou du moins pas complètement. Être indépendant c'est bien. Surtout pour quelqu'un qui s'est toujours démerdé tout seul, c'était toujours l'inverse en fait. Alors même s'il voudrait en profiter, ce n'était pas lui. Ça ne lui ressemble pas. Il n'aime pas trop ça.

Ashura avait tourné la tête vers elle lorsqu'il l'entendit soupirer après ces paroles. Soulagement? Ou bien c'est autre chose? Bof, ça avait très peu d'importance après tout pour lui. En tout cas, voilà qu'elle lui confirme qu'elle n'a vu aucun vieux, ni aucun enfant. Comme lui. Bah du coup, c'était un soulagement. Le fil rouge avait des limites. Ou peut-être étaient-ils juste bien caché quelque part et qu'ils les avaient raté? Peut-être, mais franchement il préférait se dire que ce n'était pas le cas. Un enfant et un vieux dans la même baraque, oui c'est dégueulasse. Elle semble avoir pensé la même chose que lui. Il n'est pas tout seul ! Rares seraient les personnes qui approuveraient ce genre de choses en fait. Du moins, il l'espérait. Les gens ne sont pas brillants.

- Dégueulasse en effet.

Avait-il ajouté simplement tout en reportant son attention sur les gens qui marchaient tranquillement dans le parc. Il n'a rien d'autre à regarder. Sauf le ciel. Mais bordel où ces gens le répugnent tout autant que les personnes du CFR. Bref, combien d'enfants étaient laissés seul, à l'abandon depuis que ceci avait commencer? Ça faisait longtemps que le fil rouge existait? Non sans doute pas, mais il y avait déjà beaucoup de monde. Si ces personnes se faisaient à l'idée et décidaient de rester? Mauvais parents à l'horizon. Putain d'endroit pourrit. Ashura jeta son mégot de cigarette plus loin, l'environnement on s'en fout. On le fait chier, bah lui aussi voilà.

- Ouais c'est sûr. Ce serait bizarre de faire un truc pareil.

En fait, avoir l'air bizarre ne le dérange pas, c'est surtout qu'il n'a pas envie qu'on pense que c'est un sale pervers ou autres. Surtout s'il interrogeait des personnes qui semblent jeunes. D'un ton presque amusé, il poursuivit rapidement en regardant du coin de l'oeil la jeune femme.

- En plus avec nos têtes et notre allure, on risque de les effrayer et de les faire fuir.

Il devait l'avouer, la jeune femme ressortait du lot. Elle avait un regard assez dur, un peu comme lui, le genre de femme à qui on ne cherche pas les ennuie sinon on se prend une raclée quoi. Bien heureux qu'elle ne soit pas contre lui, bien que même en chaise roulante, Ashura ne reste pas immobile. S'il doit défoncer des jambes avec son fauteuil et ben il le fera sans hésité. On ne lui marche pas sur les pieds et s'il est dans la merde, il se débrouille pas trop mal. En tout cas, ils sont deux personnes qui semblent difficiles d'approche. Donc deux personnes quelque peu effrayantes qui approchent pour te poser des questions, c'est effrayant.
plus, elle risquait de ne pas connaître la réponse, mais bon pourquoi pas?

Messages : 28

Date d'inscription : 06/06/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://redream-world.forumactif.com
avatar
Lié à Eru Chitanda

Revenir en haut Aller en bas

Message par Anna Savage le Sam 11 Aoû 2018 - 19:12

Anna
SAVAGE

Ashura
MARTEL

「A jurer sur un banc…」


Ashura tourna la tête vers Anna lorsqu’elle soupira. Merde. Elle devait être plus discrète dans ses investigations… Si on se rendait compte qu’elle cherchait à en savoir trop, on l’empêcherait de continuer. Et ça, elle ne pouvait pas se le permettre. A quoi songeait l’homme ? La soupçonnait-il de quelque chose ? Elle se gronda intérieurement, fronçant les sourcils. Ce qu’elle appelait sa « paranoïa » professionnelle ressortait. Elle devait garder un minimum de confiance en les gens enlevés, ou elle n’arriverait à rien. Mais avait-il vraiment été enlevé ? Oui, sans doute.

Elle se força à interrompre son flot de pensées. Ce n’était bon pour personne de se méfier du monde à outrance.

- Dégueulasse en effet.

Il cessa de la dévisager pour à nouveau observer le monde extérieur. Bon. Il ne semblait pas vouloir en savoir plus. Tant mieux. Tout en tirant sur sa cigarette, elle le regarda jeter la sienne sur l’allée de terre. Pas de risque d’incendie, pensa-t-elle presque contre son gré, mais ADN traçable. Ses réflexes professionnels étaient ancrés trop profondément en elle pour qu’elle s’en défasse. Elle ne dit rien concernant le mégot. Tous les honnêtes gens l’avaient déjà fait, et de toute façon, qu’un endroit comme Sindety soit pollué était une idée qui lui plaisait.

- Ouais c'est sûr. Ce serait bizarre de faire un truc pareil, acquiesça-t-il à sa remarque. En plus avec nos têtes et notre allure, on risque de les effrayer et de les faire fuir.

Il l’avait regardée du coin de l’œil en disant ça. Elle sourit.

- C’est de moi que tu parles ? …T’as pas tort. Elles me prendraient au mieux pour une folle, au pire pour une serial killer.

Ce qui, d’un certain point de vue, n’était pas tout à fait faux. Mais Anna ne s’était jamais attaquée à un enfant. Jamais. D’ailleurs, elle ne tolérait même pas qu’on puisse en blesser un, intervenant parfois périlleusement au milieu d’un raid pour sortir un gamin de la zone rouge. Cela lui avait valu quelques cicatrices, mais jamais de regrets.

- Parait que je fais peur, continua-t-elle en se relevant. T’as pas l’air d’avoir peur, c’est cool.

Elle tira une taffe, sourit et se tourna vers lui. Elle devait s’en aller à présent. Râler et insulter les gens, c’était cool, mais elle ne devait pas perdre de vue son objectif du jour. Cette rencontre fortuite avait cependant égayé sa journée.

- Je vais te laisser, mon cher Ashura. Je vais aller tenter ma chance auprès d’une trentenaire, qui sait, peut-être même qu’elle ne s’enfuira pas en courant,
plaisanta-t-elle.

En réalité, elle allait seulement continuer de déambuler dans la ville en tendant l’oreille. Comme d’habitude.

- A la prochaine !

Elle s’éloigna, une main dans la poche, l’autre collée à sa cigarette, et disparut dans la cité.
Messages : 79

Date d'inscription : 07/06/2018

Age : 17

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Liée à Lauryn Campbell

Revenir en haut Aller en bas

Message par Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum