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Vapeurs du soir | PV. Archibald

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Re: Vapeurs du soir | PV. Archibald Dim 1 Juil 2018 - 12:56


philanthrope, peut-être l’es-tu.
elle te donne le feu vert pour juger. Tu juges. Sans problème.

« tu m’as l’air d’être une personne fort charmante malgré ses airs de guerrière. Penses-tu que tous les habitants de cette île soient comme toi ? »

tu lui offres sourire.
un seul sourire.

la discussion revient sur les enquêtes. la première phrase te fait froncer les sourcils. elle t’a nommé “mon grand”. pourtant, tu es sûr d’être plus âgé qu’elle. oui, ton cerveau s’est arrêté à ce détail précis. mon grand. ok, t’es pas petit non plus. mais tu as été perturbé, c’est tout.

elle te dit que l’écoute et l’analyse, c’est bien, mais qu’il faut quelque chose de solide derrière. non, tu n’es pas d’accord avec elle.

« Anna, Anna, voyons. Avec une écoute et une analyse plus poussée, tu peux obtenir la vérité. Et c’est sa parole qui est solide. Cette personne qui viendrait me dire que tu m’as menti, quelles sont ses preuves ? »

vous en revenez toujours au point de départ.
ni elle ni toi ne souhaitez avoir tort dans ce débat, calme et paisible.

elle te demande avec le plus grand des sérieux sur quoi tu avais mené des enquêtes. sur tout et rien, eus-tu envie de lui répondre. mais ce ne serait que peu bien vu, certainement.

« sur mes patients, ma chère dame. »

réponds-tu alors, tout en sachant que tu lui offrais une indication sur le genre de métier dans lequel tu étais. dans peu de métier vous employez le terme de patient, c’était surtout dans le médical par exemple.

« et toi, si tu ne juges pas cette question indiscrète, quelles enquêtes mènes-tu ? »

la question rebondissait.
vous étiez une raquette de ping pong et la question était constamment la balle. aucun de vous deux ne laissez cette balle franchir le sol. personne ne voulait commettre une seule erreur.

d’après elle, c’est un bon début que tu aies confiance en elle dans le sens où tu juges qu’elle ne te ment pas.

« un excellent début, j’approuve. et toi, tu penses que je mens ? »

ne sait-on jamais.

une excuse.
elle venait de te sortir une excuse en beauté.

tu n’es pas un idiot.

« je présume que ton “ancien” job t’obligeait à avoir une arme sur toi. »

dis-tu naturellement, lui offrant un sourire une énième fois.

tu ris à sa remarque concernant l’alcool dans le sang. bien sûr qu’elle avait plus d’alcool dans le sang que toi. par conséquent, elle n’était plus apte à réfléchir correctement. après tout, c’était bien connu : une femme, en général, tient moins bien l’alcool qu’un homme.

« ouais, je préfère largement la clope à l’alcool. Et toi, t’es plus alcool ou clope ? Suivant ta réponse, je serais obligé de te juger. »

tu lui dis sur un ton de confidence :

« l’alcool, c’est pas si cool que ça. »

anna te dit que c’est toi qui a voulu de la compagnie. en effet. puis elle termina par dire quelque chose de fort intéressant à ton sens. le destin, c’est de l’eau. soulagement. tu prends une taffe, tu la regardes et tu hausses les sourcils.

« anna, souvenons-nous de ce soir si amusant. »
« nous sommes enfin d’accord sur un point, un point sur lequel nous ne débattrons pas. malheureusement ou heureusement. je te rejoins sur cet avis, le destin ; c’est une connerie immense que l’Homme a créé. »


t’avais limite envie de te lever et de danser la danse de la victoire mais…
flemme.

puis merde, t’as pas envie de te ridiculiser devant elle. et t’es trop vieux, tu te casserais un os, ça se trouve.

« tu devrais créer un slogan : “fuck le destin”. ça t’irait vraiment bien. en plus, t’es sexy. les gens rejoindraient ta cause sans soucis. moi le premier, je te l’avoue. »


elle aime donc l’action et la tranquillité.
tu apprécies déjà cette femme. des sujets intéressants se découlent de votre conversation, des débats se créent malgré vos avis contraires. et c’était ça qui te plaisait tant ce soir-même.

finalement, elle te qualifia de “blasé qui aime fumer, être tranquille et aime la compagnie des femmes seules le soir”. ok.
tu la regardes, légèrement surpris et amusé à la fois.

« nous sommes l’opposés de l’un et de l’autre. »

elle, c’est une femme forte.
toi, t’as juste envie de pioncer et de fumer comme un pompier malgré ton asthme.

« j’aime ton côté “j’emmerde le monde et les rageux”. ça te donne un côté plus irrésistible et dominatrice. »

lui confis-tu banalement.

« et je dois avouer que je suis un mec calme et blasé. mais la compagnie des femmes, ça ne m’intéresse pas tant que ça. enfin, je peux m’en passer. et je suis plus le genre de mec qui s’en fout du genre de la personne en face de lui. »

tu la regardes pendant ce qui te paraît être une minute de silence. t’es le genre de gars qui aime laisser passer une à trois minutes de silence après une conversation. tu sais pas pourquoi, le calme t’apaise et t’apaisera toujours.

« anna, quel est ton dessert préféré ? »

oui, oui.
tu viens réellement de lui demander son dessert préféré.

et tu l’as fait avec tant de sérieux.

Anna Savage
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Re: Vapeurs du soir | PV. Archibald Jeu 5 Juil 2018 - 20:07

Anna
SAVAGE

Archibald
E. HERRMANN

「Vapeurs du soir」


Lorsqu’Anna l’invita à juger de son caractère d’après son apparence, Archibald se prit au jeu.

- Tu m’as l’air d’être une personne fort charmante malgré ses airs de guerrière. Penses-tu que tous les habitants de cette île soient comme toi ?

Fort charmante. Hum. Elle n’aurait pas pensé qu’on la qualifie un jour de charmante. Guerrière, oui, sans aucun doute. Mais charmante ? Elle n’était pas le genre de femme au visage doux et au langage poli qu’appréciait en général le genre masculin. Mais pourquoi pas.

- Drôle de question… Evidemment que non. Mais il y en a dans le tas qui me ressemblent, sans aucun doute.

Si tous étaient comme elle, l’île serait en feu depuis longtemps. Malheureusement, ce n’était pas le cas. L’homme s’assombrit un instant quand elle l’appela « mon grand ». Pas de quoi se formaliser, pourtant. Gamin, mon grand, mon beau, mon mignon… Elle appelait rarement les gens par leur nom, préférant les surnoms de ce genre, qu’elle utilisait souvent sans s’en rendre compte.

- Anna, Anna, voyons. Avec une écoute et une analyse plus poussée, tu peux obtenir la vérité. Et c’est sa parole qui est solide. Cette personne qui viendrait me dire que tu m’as menti, quelles sont ses preuves ?


Il lui faisait de plus en plus penser à un psy. Les mêmes termes. Les mêmes réflexions. Mais il n’avait jamais fait face à des professionnels du mensonge. Se penchant vers lui, elle répondit :

- Ça dépend de quelle vérité tu parles. Je pourrais te raconter mon enfance. Ou une autre. Des centaines d’autres. Je suppose que pour des personnes normales, le mensonge se remarque facilement. Des comportements, des contradictions. Mais chez certains, t’as pas le choix. Tu dois trouver des preuves.

La différence de leurs points de vue venait, en réalité, de la différence des personnes qu’ils analysaient. Elle comprenait maintenant que cette discussion n’aurait pas de réponse. A sa question, il répondit :

- Sur mes patients, ma chère dame.
- J’me disais bien… T’es psy ? Dans quel domaine ?

Cette indication la rendait quasiment certaine de ses suppositions.

- Et toi, si tu ne juges pas cette question indiscrète, quelles enquêtes mènes-tu ?
- Sur des futurs cadavres, plaisanta-t-elle, pince-sans-rire, bien que ce ne fût pas tout à fait faux. Sur des gens pas très nets qui mènent une double vie.

Double vie qu’elle était chargée de ramener à la lumière. Pour y brûler ses cibles. Archibald lui demanda si elle pensait qu’il mentait.

- Mentir sur quoi ? Ton nom ? Là-dessus je te fais confiance. Pour le reste, tu lâches pas grand-chose, de toute manière.


Il débattait plus qu’autre chose. Pas de grandes révélations. De son propre côté non plus, d’ailleurs.

- Je présume que ton “ancien” job t’obligeait à avoir une arme sur toi.


Ancien ? Pourquoi ancien ? Elle resterait « flic » toute sa vie. Non mais.

- Plusieurs, même, répliqua-t-elle en répondant à son sourire.

Question de survie, en effet.

Il rit quand elle s’étonna de se faire qualifier de non lucide. Elle leva un sourcil. Elle était lucide.

- Ouais, je préfère largement la clope à l’alcool. Et toi, t’es plus alcool ou clope ? Suivant ta réponse, je serais obligé de te juger. L’alcool, c’est pas si cool que ça.


Anna sourit.

- Y a-t-il vraiment besoin de choisir ? demanda-t-elle avec un clin d’œil, avant de tirer une taffe.

Lorsqu’elle continua, le visage de son interlocuteur se modifia. Il fuma un coup, haussa les sourcils et la fixa de ses yeux clairs. Elle avait marqué un point, semblait-il. Et un bon.

- Anna, souvenons-nous de ce soir si amusant. Nous sommes enfin d’accord sur un point, un point sur lequel nous ne débattrons pas. Malheureusement ou heureusement. Je te rejoins sur cet avis, le destin ; c’est une connerie immense que l’Homme a créée.

Anna sourit, hocha la tête et leva son verre. Santé. Elle but une gorgée. Au moins un débat d’évité. Mais il lui aurait paru étonnant, de toute manière, que cet Archibald croie en des conneries pareilles. Un point commun. Il lui suggéra de créer un slogan, la qualifiant au passage de sexy et avouant qu’il se joindrait volontiers à sa cause. Elle sourit simplement au compliment, connaissant son corps avec ses avantages et ses faiblesses, corps dont elle avait bien souvent utilisé l’attrait qu’il avait sur les hommes.

- Fuck le destin, en effet, joli slogan. J’me demande bien comment réagiraient les gens si… quelqu’un allait le taguer sur quelques maisons. Ou sur le CFR.

Elle haussa faussement les épaules d’un air malicieux. Bien que tout ceci ne soit qu’une plaisanterie, elle appréciait l’idée d’œuvrer dans l’ombre en commençant par quelques messages bien placés. Histoire d’éveiller les mentalités. Elle aurait dû y penser. Ici, pas de police, pour si peu, aucun agent du FR ne se serait offusqué. La donne serait différente dans la population. Oui, provoquer en grand, pourquoi pas. Vraiment.

Lorsqu’elle lui proposa une petite description de lui-même, il sembla surpris mais pas vexé.

- Nous sommes l’opposés de l’un et de l’autre, commenta-t-il.
- J’aime bien fumer aussi, répondit-elle en plaisantant.

Leurs caractères n’étaient en effet pas très proches. C’était d’ailleurs pour cela que leur conversation était si palpitante. Bien qu’Anna s’étonne un peu elle-même tant elle était calme. Presque détendue. Presque. Sur le ton de la conversation, il enchaîna :

- J’aime ton côté “j’emmerde le monde et les rageux”. Ça te donne un côté plus irrésistible et dominatrice.


Elle leva un sourcil. Ça faisait beaucoup d’éloges d’un coup. On aurait presque dit un jeune en train de draguer. C’était peut-être ce qu’il faisait. Elle sourit.

- C’est un joli résumé, merci. Ton côté blasé le rejoint un peu d’ailleurs. Les rageux, tu t’en fous.
- Et je dois avouer que je suis un mec calme et blasé. Mais la compagnie des femmes, ça ne m’intéresse pas tant que ça. Enfin, je peux m’en passer. Et je suis plus le genre de mec qui s’en fout du genre de la personne en face de lui.

Elle sourit, comprenant bien où il voulait en venir. La sexualité des gens, elle en tenait rarement compte. Si je te plais, tant mieux. Sinon, tant pis. Elle ne voyait pas l’intérêt de juger une personne sur ça. L’homophobie et toutes ces merdes, ça la dépassait. Elle allait leur inculquer la tolérance à coups de poings dans la gueule, à ces connards. Elle ne répondit rien, pas besoin de réponse. Le silence qui suivit n’était pas pesant. Il calmait les esprits. Elle écouta un peu les bruits environnants. Rien d’inquiétant. Le chat de néon rouge continuait de la fixer, les lumières au loin continuaient de clignoter, et Archibald et elle continuaient d’être silencieux. Finalement, il s’anima et demanda avec le plus grand sérieux du monde :

- Anna, quel est ton dessert préféré ?


La question ne l’étonna pas mais la fit sourire. Il était amusant, ce type. Plein de surprises. Il lui plaisait. Elle décida de jouer un peu.

- La charlotte aux fraises, la tarte à la rhubarbe. A ton avis, Monsieur le psy, laquelle des deux je préfère ?

L’autre dessert qu’elle avait cité ne la dégoutait pas, mais ne lui plaisait pas plus que ça. Ce n’était pas un test ou une provocation. Elle avait juste envie de savoir s’il trouverait. S’il serait chanceux ou non. Car après tout, une chance sur deux de réussir, ça laisse de la place au doute. Mais c’était amusant.

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Re: Vapeurs du soir | PV. Archibald Mer 11 Juil 2018 - 18:07



anna, quelle femme, décidément. elle avait sa manière de comprendre le mensonge, tu avais la tienne. sympathiquement, tu trouvais cette discussion. cependant, tu comprenais que vos avis différents n’obtiendront jamais raison ; aucun de vous deux ne cessera de mettre en avant son point de vue, ce que tu comprends parfaitement.

« notre discussion sur le mensonge est fort intéressante, mais je me vois navré d’y mettre un terme. nous avons tous les deux conscience qu’aucun de nous ne trouvera raison. malgré tout, j’apprécie que tu es ton avis et que tu saches le défendre. »

tu lui offres un clin d’œil à la suite de cette phrase.
finalement, elle te demanda si tu étais psy sans préciser la terminaison de ce mot. en effet, tu l’es. ou l’étais-tu, peut-être. elle te demande le domaine, certainement parlait-elle de la spécialisation du style la pédopsychiatrie, par exemple, pour ne citer qu’un exemple connu de tous.

« je suis psychologue, plus précisément, dans l’armée. bien que j’ai eu l’opportunité d’exercer ma fonction au sein d’un hôpital. »

lui avoues-tu en souriant.
ton métier. point sensible de ton cerveau. tu aimais tant ce travail, au fond de toi. passer du temps avec ces hommes qui revenaient détruit d’une guerre, les écouter parler des atrocités qu’ils subissaient, dont ils étaient les principales victimes pour certains ; tu avais été grandement touché par ce secteur. exercer la psychologie au sein de l’armée, c’était magnifique et tu recommencerais avec joie. d’ailleurs, c’est pour cela que tu souhaites retrouver la France et quitter cette île : pour venir en aide à l’armée le plus vite possible, psychologiquement parlant.

elle te répond à son tour. elle mène son enquête sur des futurs cadavres. elle précisa sa phrase ; t’avouant qu’ils étaient des personnes peu nettes qui menaient une double vie. intéressant.

« notre ancienne vie est quelque chose que l’on souhaite garder privée pour certains, ici. je ne sais pas si c’est ton cas, mais je me risque tout de même. tu travaillais pour une sorte de police ? »

il existe tant de polices sur cette planète. tu ne connais pas le monde policier par cœur, n’y travaillant pas, bien que tu aies quelques connaissances sur le sujet, cela restait flou pour toi. tu conservais un visage sérieux face à la jeune femme. son histoire t’intriguait plus que de raisons.

elle t’avoua te faire confiance quant à la révélation de ton identité, cependant, elle t’avoua également que tu ne révélais pas grand-chose sur toi. tout comme elle. cela vous faisait encore un point commun.

« tu as raison. je ne dis pas grand-chose, comme toi, ma chère. »

elle répondit sans problème à ta question concernant le port d’armes. en effet, elle eut recours à plusieurs armes, d’après ce qu’elle te disait. bien. une femme expérimentée dans le domaine des armes, c’est pas mal.

à la propre question que tu lui avais retourné, elle te demanda s’il était nécessaire de choisir. tu eus un sourire amusé devant son clin d’œil. à ton tour, tu tiras une taffe de ta cigarette bientôt terminée. bientôt, tu devras en prendre une nouvelle ; tout comme la jeune femme te faisant face.

la discussion retomba sur ton étrange question qui consistait à lui demander quel était son dessert favoris. elle te proposa deux choix. la charlotte aux fraises et la tarte à la rhubarbe. puis elle te demanda laquelle elle préférait en te nommant “monsieur le psy”. bien, bien. joueuse, la jeune femme. très joueuse.

« j’ai l’espoir que ce soit la charlotte aux fraises. tu l’as cité en premier. »

proposes-tu en lui souriant avec amusement.
finalement, tu lui dis quelque chose d’anodin à tes yeux.

« un jour, je penserais à t’inviter et je te ferais une charlotte aux fraises. comme ça, tu n’auras aucune raison d’être sur la défensive lorsqu’un abruti se cassera la gueule. puisqu’il n’y aura que nous deux. »

tu bois une petite gorgée de ton verre d’alcool.
tu la fixes droit dans les yeux et tu lui demandes :

« t’en penses quoi ? »

Anna Savage
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Re: Vapeurs du soir | PV. Archibald Jeu 12 Juil 2018 - 0:34

Anna
SAVAGE

Archibald
E. HERRMANN

「Vapeurs du soir」


-  Notre discussion sur le mensonge est fort intéressante, mais je me vois navré d’y mettre un terme. nous avons tous les deux conscience qu’aucun de nous ne trouvera raison. malgré tout, j’apprécie que tu es ton avis et que tu saches le défendre.


Archibald lui lança un clin d'oeil qui ponctua cette déclaration. Elle sourit. Elle était parfaitement d'accord, le débat s'étendait inutilement : il était clair qu'il n'y avait là aucune réponse juste ou fausse à donner.

- En effet, continuer ne nous mènera nulle part. Mais j'apprécie également ta répartie.

Quand elle lui posa l'anodine question de son métier, il répondit aussitôt :

- je suis psychologue, plus précisément, dans l’armée. bien que j’ai eu l’opportunité d’exercer ma fonction au sein d’un hôpital.

Anna fut très vivement intéressée par cette réponse. Son frère avait fait l'armée. Son frère avait vu des choses. Elle aussi, d'ailleurs, mais elle avait très vite été capable d'une abstraction quasi totale aux horreurs de son métier. Quasi. Mais elle avait toujours refusé de voir un psy. Peut-être était-ce aussi pour cela qu'elle avait un tempérament aussi vif.

- Ce doit être un métier passionnant, j'imagine. Mais peut-être éprouvant.

Son frère lui en parlait, parfois, avant. Il n'était pas aussi résistant aux atrocités de la guerre. C'était sans doute ce qui l'avait perdu. Elle observait Archibald d'un oeil nouveau. S'il était capable d'affronter de tels récits, et de rester aussi philantrope, quel homme, vraiment.

- Notre ancienne vie est quelque chose que l’on souhaite garder privée pour certains, ici. je ne sais pas si c’est ton cas, mais je me risque tout de même. tu travaillais pour une sorte de police ?

Anna sourit. Il avait vu plutôt juste, en effet. Elle trouva juste de lui révéler son boulot officiel. Après tout,il l'avait presque deviné, il le méritait.

- Belle prise de risque, mais payante. Tu as raison. Je suis flic. Au FBI.

Elle haussa les épaules. Inutile d'en ajouter davantage. Évoquer le FBI impressionnait déjà suffisamment les gens lambdas, et ils évitaient de poser trop de questions. Ce qui l'arrangeait. Mais elle n'était pas dupe. Ce mec-là lui en poserait, des questions. N'était-ce pas son métier, après tout ?

Archibald reconnut qu'il ne disait pas grand chose, tout comme elle. Elle sourit. Il avait raison, pensa-t-elle en hochant doucement la tête. A sa petite réplique sur la clope et l'alcool, il lui répondit par un clin d'oeil amusé. D'ailleurs, leurs clopes étaient presque à bout. Mais elle n'allait pas lui en taxer une autre. D'ailleurs, elle ne devait pas en fumer une autre. Une seule suffisait. Sinon, la dépendance deviendrait trop grande.

Archibald se prit à son petit jeu.

- j’ai l’espoir que ce soit la charlotte aux fraises. tu l’as cité en premier.

Le visage d'Anna se fendit d'un sourire. Elle se pencha en avant s'approchant de lui, le fixant de ses yeux verts.

- Juste. Décidément, tu ne me déçois jamais, Archibald.
- Un jour, je penserais à t’inviter et je te ferais une charlotte aux fraises. comme ça, tu n’auras aucune raison d’être sur la défensive lorsqu’un abruti se cassera la gueule. puisqu’il n’y aura que nous deux. T'en penses quoi ?

Elle en pensait que c'était une très bonne idée. Mais avant qu'elle ne réponde, sa cigarette s'éteignit. Signe, sans doute, du départ. Elle se pencha encore un peu plus.

- Un jour, chez toi ? demanta-t-elle, ses yeux brillant d'un éclat nouveau. Pourquoi pas ce soir ?

Anna ne rentra pas seule cette nuit-là. Ni mal accompagnée.

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