Clic!
Clic!
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Clic!
Clic!
Alors que tu es en train de vivre ta petite vie tranquillement, promenant ton chien ou faisant la vaisselle, tout autour de toi devient noir. D’un coup. Tu es incapable de te rappeler comment c'est arrivé, car cela t’a pris complètement par surprise. Puis, lumière. Tu reprends finalement conscience de ton environnement. Sauf que… Tu n’es plus au même endroit qu’auparavant. À la place du parc où tu promenais ton chien ou de ta cuisine, tu ne vois qu’une salle entièrement blanche où le seul meuble présent est le lit où tu reposes. Pourquoi es-tu là ? Tu n’as aucune réponse, et une myriade de questions s’accumulent dans ta tête.
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Hey, salut beauté, t'aurais de l'eau par hasard ? [PV : Mily ~]

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Message par Kaylee King le Lun 6 Aoû 2018 - 0:07
Inexpression behind you...Kaylee King & Milya LugerThey say « expectations are too high, it’s driving you mad, honey ». (Guy.exe → Superfruit)Voilà plus d'une heure que je regardais le portable qu'ils m'avaient donné. Et, une fois de plus, je soupirais. Aussi inexpressivement qu'à l'accoutumée. Et je ne disais rien non plus. Je n'avais rien dit quand ils m'avaient appris pour l'âme soeur, précisant que la mienne n'était pas arrivée mais que cela ne saurait tarder. Je n'avais rien dit quand ils m'avaient expliqué où j'étais, m'avaient montré les lieux, l'endroit où j'habitais pour un an voire plus si je restais ici. J'avais complètement ignoré les lieux qu'ils me faisaient visiter, non que je m'en fichais mais j'en avais surtout rien à foutre à ce moment donné. Je n'avais rien dit et je ne disais toujours rien. Pourquoi je parlerais ? Je me fichais complètement de leurs conneries. Jusque là assise au rebord de mon lit, je me laissais tomber en arrière en manquant de me prendre la tête de lit dans le crâne. À nouveau, je m'interdis de penser et je me mis à fixer intensément le portable qu'ils m'avaient donné. Et, à nouveau, je soupirais. Toujours aussi inexpressivement qu'avant. Je roulais sur le flanc, fixant l'écran du portable que je n'avais toujours pas daigné allumer.

Je roulais à nouveau pour me mettre sur mon autre flanc, me retrouvant à l'extrême bord du lit, et j'allumai la machine. Qui sait, elle allait pouvoir peut-être m'être utile. Pour ne pas penser, il y avait un remède ; et ce remède s'appelle Candy Crush, surnommé affectueusement Candidat Cruche par mes soins. Si j'arrivais à y jouer, tout n'était pas perdu. Je soupirai une énième fois et allai télécharger le jeu, abandonnant le portable sur le lit pour aller dans la salle de bains prendre une douche. Évidemment, j'ouvris la première porte en sortant de ma chambre et, évidemment, c'était la bonne porte. Étonnant que ma chance se mît à marcher que maintenant. Mieux vaut tard que jamais, hein. Connasse. Finalement, je me fis un bain et en ressortis quelques trois heures plus tard, après avoir failli m'endormir dedans. Y avait de l'idée mais... je la réservai pour d'autres occasions. Chaque chose en son temps. Je devais déjà voir si le jeu était téléchargé. Une fois en peignoir, que j'allais devoir changer parce que le blanc commençait sérieusement à me saoûler, je jetai un oeil aussi inexpressif que mon visage au portable. Candidat Cruche était téléchargé et il était cinq heures du matin. Il est vrai que j'avais regardé le portable éteint pendant plus de sept heures, armée de mon profond déni pour ignorer la situation dans laquelle j'étais. Quelle situation ? J'étais juste dans un lit. Parfaitement.

Je lançai le jeu et me mis à y jouer, alignant les trois étoiles pour les niveaux que je passais sans perdre une seule vie. Jusqu'à ce que j'arrive à ce foutu niveau 18 de mes sept ovaires. J'arquai un sourcil inexpressif. Ah, il le prenait comme ça le niveau ? J'allais donc le faire sauter avec deux pépites de chocolat. D'ailleurs, y avait du chocolat noir dans cette baraque ? Une explosion de couleurs crème détourna mon attention et me fit porter lentement une main à mon coeur. Putain de son qui se mettait sans que je lui eusse demandé son avis. Je l'enlevai cash et continuai de jouer, avant de décider à huit heures du matin que j'en avais marre. Écoutant mes paupières qui se fermaient, je m'endormis à 08:03. Ce fut une explosion de vert olive qui me tira de mon sommeil, alors que j'étais enroulée autour de mon ( oui, mon ) traversin dans le l-... ah, par terre. Ça expliquait le vert olive dû au bruit de ma chute, du coup. Un plaisir. Je regardais la montre à mon poignet avant de constater que je n'avais pas de montre à mon poignet et que mon bracelet de perles n'était plus à mon poignet non plus. J'étais où ? Ah oui, à côté du lit. En peignoir. Et sans montre.

Je me redressai souplement et me dirigeai vers la première porte à droite en sortant de ma chambre et je tombai sur la... salle de bains et ma robe noire. Et mon collier de perles. Avec mon ample écharpe rouge. Mon ''lacet'' de cuir noir ressemblant plus à une jarretière et mes baguettes en bambou. Bon. C'était déjà ça. Je m'habillai rapidement, fixant mes baguettes à l'aide de mon lacet de cuir calé en haut de ma cuisse, sous ma robe. Plus ou moins pour les baguettes mais c'était du détail. Je sortis de la salle de bain, emportai mon portable, enfilai mes sandales de bois qui étaient sur le paillasson devant la porte, et sortis aussi sec. J'avais un casque audio, des écouteurs et une montre à acheter. Une fois dehors, je jouai à Candidat Cruche pour bien faire comprendre que la première personne qui oserait m'interrompre se prendrait une baguette dans son globe oculaire. Inexpressive, j'allai faire tranquillement mes achats, ce qui me permit d'avoir un sac où ranger mon portable. Détail non négligeable. Ah, peut-être acheter un sac en bandoulière, du coup... Sac sur l'épaule droit, je pris mon portable dans la main gauche et me mis à fouiller pour voir s'il y avait de la musique à télécharger et si je pouvais télécharger toutes celles que je voulais. Et c'était le cas. Je rentrai alors dans cet état d'inconscience consciente, où j'étais consciente de ce qui m'entourait sans néanmoins y faire attention.

Je téléchargeai tout ce qui me passait par la tête et finis par ranger le portable parce qu'il commençait à me cramer la main. Je repris pleinement conscience de ce qui m'entourait quand ma gorge décida qu'il était temps que je remarque qu'elle avait soif. Toujours aussi inexpressive, je décidai de faire un brusque et magnifique volte-face, tout en nouant mon écharpe sur ma tête en laissant deux traînes derrière moi. J'avais bien réussi mon geste mais j'avais percuté quelqu'un avec mon coude. Et, surtout, je m'étais arrêtée, regardant la montre fraîchement achetée à mon poignet. Nous étions le lundi 06 août. Il était 11:37. Je m'étais paumée. Et y avait un peu trop de couleurs dans les parages. Au moins ça me rassurait sur un point ; j'avais épuisé la chance de toute ma vie en trouvant cette fichue salle de bain du premier coup.
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Message par Milya Luger le Lun 6 Aoû 2018 - 19:54
11h13.
Le Soleil tapait déjà fort, tout juste calmé par l'air marin qui balayait l'île en permanence. Un ensemble climatique qui permettait à l'allemande d'être habillée à son habitude, un pantalon mou, une veste légère au-dessus d'un haut proche d'un chemisier classique, mélange entre le costume masculin, et la tenue féminine. Bref, une tenue qui lui permettait de ne pas souffrir le martyr, accablée par les environs totalement estivaux.
Une matinée qui s'était déroulée tranquillement, elle était rapidement partie explorée l'île, elle aimait savoir ce qui l'entourait après tout, comme beaucoup de gens. Et puis, la curiosité était comptée dans ses défauts comme dans ses qualités. Âme-sœur chez elle ou non, c'était toujours l'occasion pour explorer. Et puis cette demoiselle qu'elle avait rencontré aurait tout le temps d'être découverte et appréciée pendant le reste de l'année, après tout, elles habitaient désormais ensemble.
C'est donc avec quelques petites pensées pour sa nouvelle camarade que l'exploration avait commencé plus tôt, et elle avait mené la demoiselle dans les rues de loisirs, les commerces en tout genre, tout ce que pouvait proposer l'île à ceux qui en ont les moyens.. Enfin.. En fait tout le monde a les moyens, ici. Les mêmes moyens.

Fronçant les sourcils à cette pensée, la jeune étudiante observait les vitrines de bijoux, les étales de légumes, de fruits. Une place qui pouvait presque ressembler à la place du marché, bien qu'un peu petite et actuellement vide. C'était plaisant, la marche l'avait toujours revigorée, et ce n'était pas une nouvelle vie forcée qui allait la faire changer d'habitudes.
La borgne d'apparat exposait sans honte son cache-œil à la vue des passants. Certains la fixaient quelques temps, probablement mille questions dans leur tête, d'autres reprenaient leurs occupations aussi vite que le tissu avait capté leur attention. Elle était habituée. Il y avait les curieux qui ne se cachaient pas, et ceux qui respectaient à leur façon la vie privée. Pourtant la majorité restaient parfaitement curieux sur les raisons. Non pas qu'elle ait l'envie de raconter quoi que ce soit, et c'est bien pour cette raison, qu'elle ne relevait qu'à peine les réactions.
Continuant juste sa route au gré de ses envies du moment, au gré des boutiques qui attiraient son regard un instant, remplacés par autre chose. Une réaction qui ressemblait à sa façon aux regards des autres justement. Ça la faisait sourire dans le vent, alors qu'elle y pensait, et c'est au milieu de ce sourire, que la biologie se rappelait à la tête en l'air qu'elle pouvait être actuellement.

Un grognement sourd. Qui ne sortait d'aucune bouche, mais bel et bien d'un estomac avare. Elle aurait dû partir avec un casse-croûte.. Elle ne doutait pas réellement que de petits restaurants se présenteraient à elle, mais elle n'en connaissait aucun et.. Bha, tant pis. Sans ressasser ce qu'elle avait déjà fait comme petite bêtise, elle tournait sur elle-même quelques instants. Cherchant du regard une rue quelconque, d'où une odeur particulière pourrait annoncer la satisfaction future de son appétit.
11h36.
L’œil de l'allemande dénotait une petite anomalie de la vie quotidienne. Une bousculade comme une autre, une fille qui tournait sur elle-même également, un peu brusquement, puis un homme qui grommelait visiblement, montrant son mécontentement sans aller beaucoup plus loin qu'un simple et traditionnel 'pourriez faire attention', comme si la coupable avait pu vouloir manquer de tact. Soupirant un peu devant ça, l'étudiante continuait à poser le regard en rond, sans.. Sans réellement trouver grand chose d'attirant pour elle. Et pire. Par où était-elle venu ? Elle trouverait bien facilement le chemin des deux dernières rues qu'elle avait empruntées mais.. Mais la suite était sombre dans sa mémoire.
Tiquant légèrement en se dandinant d'hésitation, elle observait le seul élément de souvenir qu'elle avait. La bousculeuse. Et son air à peu près aussi perdu qu'elle. Elle semblait fixer les rues de la même façon alors.. Autant être avenante, c'était un peu l'idée qui traversait l'esprit de l'étudiante, qui se rapprochait tranquillement de la blonde.S'arrêtant non loin d'elle en armant un fin sourire entre l'excuse de déranger, et le plaisir de rencontrer.

"Bonjour.." Mauvaise langue, secouant un peu la tête, elle reprenait aussi vite dans un langage un peu plus commun de la planète. "Hmm.. Bonjour. Désolée de déranger mais.. Je suis perdue, et tu as l'air.. Dans la même situation. Alors plutôt que demander l'aide de quelqu'un qui pourrait m'orienter, je me dis que chercher à deux serait plus constructif ?.. Si tu veux."

Longue tirade pour finalement résumer en : 'Nous sommes dans la même situation, faisons connaissance'. Tout ça pour laisser son ventre grogner la seconde d'après, avant même que sa potentielle sauveuse ne puisse décocher un mot en réponse.

"Ahaha... Et.. J'ai faim aussi. Si tu veux t'arrêter grignoter quelque part, je t'invite.. Même si sur cette île c'est un peu étrange."

Oui. Inviter quelqu'un en sachant pertinemment que chacun à largement les moyens de se le permettre, ça sonne un peu faux. Mais c'est le geste qui compte. Non ?
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Message par Kaylee King le Mer 8 Aoû 2018 - 10:07
Serenity all around you...Kaylee King & Milya LugerThey say « expectations are too high, it’s driving you mad, honey ». (Guy.exe → Superfruit)L'homme que j'avais bousculé avait agi de très mauvaise grâce mais je n'y accordai pas la moindre attention. Si je m'étais immobilisée cash après un volte face, c'était que j'avais un soucis plus urgent qu'un crétin qui grommelait dans sa barbe. Je jetai un coup d'oeil rapide autour de moi avant de soupirer inexpressivement. Il n'y avait pas un seul nanomètre carré que je reconnaissais, ici. Je me pris donc de passion pour un angle d'immeuble non loin de moi, toujours aussi statufiée qu'avant. Nom d'une sulfite d'uranium, j'avais réussi à me paumer. Je passai une main dans ma nuque avant de m'immobiliser de nouveau. Je me repassai mentalement le peu de détails que j'avais observés alors que j'étais dans ma bulle, en quête de la moindre petite poussière pour retrouver mon chemin. J'arrêtai de solliciter ma mémoire d'un coup, exercice qui était chiant vu ma brusque envie de ne rien faire et de rester immobile, ici, jusqu'à la fin de mes jours. Et de peut-être m'asseoir en plein milieu du trottoir et sortir mon portable pour jouer à Candidat Cruche. Ou alors, quitte à être paumée, je pouvais aussi me paumer encore plus pour retrouver mon chemin. Ça marchait, parfois. Quand j'avais été à Venise, cela avait marché. ... non que cette ville fût vraiment une référence en matière de retrouver son chemin...

J'entendis un son, une voix qui avait la couleur d'une feuille morte, mais qui émit une suite de syllabes que je ne comprenais pas. Je sortis mon portable pour y écrire le mot que mon instinct avait fait éclater dans mon esprit. Je tapotai donc sur le bloc-notes numérique, répondant par un splendide « прощай ». Je montrai l'écran à la demoiselle qui enchaînait déjà autre chose, en anglais cette fois. J'écoutai ce qu'elle me disait sans que mon inexpression ne change d'un iota, penchant ma tête de côté, très légèrement, quand elle me dit que j'avais l'air aussi perdue qu'elle. Serais-je tombée sur quelqu'un qui comprenait le langage du corps ? Voilà qui était inattendu. Je la regardai toujours droit dans les yeux, en tous cas pendant tout le temps où elle me parlait. Et bon sang, ça existait encore les gens qui faisaient des circonvolutions pareilles pour simplement dire qu'ils étaient perdus et qu'ils préféraient ne pas être seuls à l'être ? Je ne tapai rien sur le portable, cela dit. Cela ne servait à rien de montrer des pensées qui à coups sûrs seraient mal interprétées. Je me contentai de la détailler de haut en bas, sans aucune crainte de dépasser le socialement acceptable. Je vous le mettrais au fond du foie, le socialement acceptable, je n'avais strictement rien à faire des conventions sociales. De celles qui n'étaient pas les miennes, du moins. Si ce n'est la trajectoire de mes yeux, je n'avais toujours pas bougé. Inutile, perte d'énergie. Je soupirai inexpressivement. J'avais envie d'une glace. Une triple dose de glace au cédrat et au pamplemousse, avec supplément crème glacée de citron vert.

Si je restais inexpressive tout du long, certaines de ses phrases me donnaient envie de lui ricaner au nez. Je n'en fis rien mais... Elle était désolée ? Outre le fait que ce fût violent, si elle était désolée de déranger bah... grand bien lui fît d'être un désert d'émotions, hein. Et demander de l'aide à quelqu'un pour s'orienter était ce qu'elle devrait faire si elle avait au moins un neurone de branché. Donc, la solution de l'équation était simple, elle voulait faire connaissance. Sinon ses mots et ses expressions n'avaient aucun sens. ... Pourquoi ne pas l'avoir dit clairement ? Voilà une vra-... Un grondement que je connaissais retentit et je soupirai, inexpressivement, à nouveau. Je tapotai à nouveau sur le portable. « Bonjour. Et si je refuse ton offre, tu fais quoi ? » Vlan. Amabilité, zéro ; politesse, moins cinquante. Comme d'habitude. Je n'avais rien de plus à dire et, pour le coup, ma réponse à sa question dépendait de sa réponse à la mienne. Si elle ne m'en donnait pas une claire, parfait, je n'avais qu'à passer mon chemin. La suite manqua de me tirer de mes gestes lents et réduits. C'était quoi ça ? Si elle n'avait pas envie de rester seule, qu'elle le dît clairement au lieu d'avoir recours à des moyens aussi retors. Les gens sont décidément fatigants. Enfin, ils n'étaient sûrement plus habitué à réfléchir à leurs mots mais à leurs intentions. Peut-être aussi qu'elle avait sincèrement l'intention de m'inviter. Pourquoi pas... mais, justement, pourquoi ? Ne pas être seule, se reposer, faire connaissance ? La troisième option me paraissait être la plus probable... et la plus fatigante. Le social était ma passion, ça se voyait de loin. Mon sarcasme me fit ricaner – mentalement, rien d'audible – et me fit recentrer mes pensées. Je tapotai de nouveau sur le portable. « J'ai soif, pour ma part. Essayons de trouver un bar où nous reposer et demander notre chemin. ... À supposer que tu saches où tu veux aller. » Hein, des ordres ? Du tout, il s'agissait de propositions. Si ce n'est que je lui signifiais par mon assurance que, quoi qu'elle décidât, c'était ce que je ferais.

Je lui montrai enfin l'écran de mon portable, regroupant l'ensemble de mes réactions. Je pensai à sa voix pendant qu'elle lisait. Elle avait une couleur automnale agréable, chaude mais pas brûlante, aux nuances chatoyantes. Bon, j'étais paumée mais à deux nous avions plus de chances de tomber sur une allée centrale que nous connaissions. J'avais déjà envie de m'enterrer au pôle nord. Hein ? Je n'avais pas relevé pour son invitation ? Ça signifiait simplement que j'estimais que c'était entendu, c'était évident. À voir si elle respectait sa parole. Ma main libre, qui était dans ma nuque, retomba mollement contre le haut de ma cuisse et j'attendis inexpressivement ses réponses avant de me remettre en route.
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Message par Milya Luger le Sam 11 Aoû 2018 - 15:10
Du russe ? Enfin.. Une langue de l'Est ? L'allemande haussait les sourcils à la fois surprise par la langue en elle-même, mais également devant le moyen de communication. Sa première pensée fût donc d'assumer qu'elle était fasse à une muette. Rapide, logique, concis, c'était aussi facile à penser que de penser qu'elle était borgne elle-même.
Outre le fait que le regard de la fameuse inconnue se dirigeait machinalement de haut en bas et de bas en haut sur son propre corps, l'étudiante notait cette étrange manie qu'avait son visage à.. Ne rien montrer. Pas seulement un camouflage, mais juste.. Rien montrer du tout. Sans tenter de cacher une émotion avec une autre, une réaction avec de l'inaction, juste une attitude presque morne. Mais même si la maladresse sociale de la demoiselle faisait parti de ses attributs, elle n'en faisait, pour le moment, aucune remarque. Bien que sa surprise ne pouvait pas se cacher de son visage à elle, sans être dans les traits grossiers de l'exagération.
Et à nouveau, l'écran où s'écrivaient les mots se tournaient vers elle, dans une langue bien plus compréhensible cette fois. Et la phrase était cette fois.. Presque hostile. Jouant vachement sur la différence de son visage inexpressif, les yeux de l'allemande s'écarquillaient un peu, d'abord elle-même rendue muette par le caractère.. Direct et potentiellement agressif d'une telle réponse. Mais puisque la demoiselle ne bougeait pas, l'étudiante allait user d'une arme secrète de son cru.. Enfin du cru commun. Le sarcasme.

"Et bien.. Je partirais sûrement, n'osant pas parler à d'autres gens après un tel échec, me perdant plus loin encore sans jamais retrouver ma route. Et finissant par mourir de faim au milieu de la rue !"

Écartant les bras dans des actions presque théâtrales, elle semblait bien trop en faire. Et c'était le cas. Elle aimait s'amuser d'un rien la borgne, et si cela devait passer par des mises en scènes en totale exagération, alors elle s'amuserait comme une enfant sans soucis.
Se calmant néanmoins en souriant fièrement et joyeusement, et lisant au passage la suite. Soif. Soif et faim, parfait pour elle ! Elle souriait d'autant plus en pointant une rue dans les environs.

"Alors par là pour le bar ! Je suis sûre d'avoir senties quelques effluves. Et si y'a des restau' ou des snacks, y'a des bars et des cafés."

Une rue marchande en sorte, avec toute l'activité d'un centre-ville classique. Mais sur une île d'âmes-sœur en duo permanent, décidé par des scientifiques qui faisaient vivre tout le commerce de l'endroit. D'ailleurs, comment faisaient-ils vivre tout ça ? Ils devaient faire venir toutes sortes de produits de l'extérieur, discrètement puisque le projet est visiblement secret. Et à côté, chacun ici avait un 'salaire' suffisant pour vivre aisément. Bien qu'en soit ce salaire soit dépensé auprès de commerces dirigés par le Fil Rouge.. Ce qui revient à faire tourner de l'argent en boucle, à part celui dépensé pour importer ici.
L'étudiante en commerce avait pas mal réfléchi à tout ça en peu de temps. Et sa seule réponse fût que soit le projet était soutenu par de puissants organismes investisseurs dans l'Ombre. Soit ils avaient un pécule de départ astronomique pour entretenir tout ça. Même sans avoir une quelconque idée du nombre d'employés, l'étendue de l'île, bien que pas aussi impressionnante que Madagascar ou d'autres pays insulaires, dénotait un investissement bien impressionnant.
Mais oubliant ça dans un coin de sa tête, la demoiselle marchait aux côtés de son inexpressive rencontre, penchant un peu la tête vers elle, curieuse et intriguée. Sans aucune mauvaise pensée, simplement.. L'aisance d'une extraverti un peu trop aisée au dialogue.

"Moi c'est Milya. Milya Luger, je viens d'Allemagne. Enchantée." Offrant un sourire ravi, elle l'effaçait rapidement pour reprendre un air plein de questions. "Dis-moi, c'est peut-être indiscret hein, même si en soit.. Bref. Tu es muette ? Je te vois taper à chaque fois donc.. Bha.. Logique je pense, mais on sait jamais. La borgne et la muette, ça fait un peu début de blague."

Pouffant pour elle-même, l'allemande montrait rapidement que pour son propre handicap, les blagues ne la dérangeaient pas. Tant qu'elles n'étaient pas méchantes en tout cas, de toute évidence. Restait à voir, et elle n'y pensait pas réellement, si c'était de même en face. Si seulement elle avait idée que le handicap qu'elle avait déjà collé à sa rencontre, n'était pas réel.
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Message par Kaylee King le Lun 13 Aoû 2018 - 22:25
Serenity all around you...Kaylee King & Milya LugerThey say « expectations are too high, it’s driving you mad, honey ». (Guy.exe → Superfruit)Le sarcasme, hein ? Je laissai couler, ne réagissant pas, me contentant de laisser la main tenant mon portable retomber contre ma cuisse. Sa manière d'évoquer sa mort me fit ricaner mentalement - et très salement - mais je m'empêchai d'ajouter tout commentaire là-dessus. Déjà parce que je n'avais pas d'énergie à perdre en sarcasme, ensuite parce que j'étais déshydratée et que ma soif passait avant ma répartie cinglante. Et si elle connaissait un bar dans le coin, qu'elle se manifestât maintenant ou bien qu'elle se tût à jamais. Elle me désigna une rue et se mit à s'exclamer d'une voix un peu trop forte - et trop près vu la couleur automnale saturée -, me faisant porter une main à l'oreille qui était de son côté. Bruyante... Quand elle évoqua son odorat, je me mis en marche, sans l'attendre. Qu'elle finît de déblatérer des inepties - d'une évidence encore plus évidentes que l'évidence incarnée - si elle le souhaitait. Sans moi. Une fois rapprochée de la ruelle, je me mis à inspirer nasalement et silencieusement pour laisser les odeurs gagner mes narines. Il y avait un fort relent de bouffe dans le coin, impossible de nier ça en étant aussi proche. En parlant de proximité, je remarquai qu'à la fin de ses élucubrations la couleur de sa voix était toujours aussi saturée. Elle m'avait emboîté le pas ? ... Rapide. Je lui lançai un regard inexpressif avant de poursuivre la marche, le silence étant revenu.

Enfin, silence... tout était relatif en ce bas-monde. Qui dit ruelle pleine de bouffe dit ruelle pleine de monde et donc pleine de bruits et de couleurs. Les formes colorées se superposaient dans ma vision et je fermai mes paupières à demi, sachant pertinemment que ça n'allait rien changer. Je soupirai inexpressivement et me focalisai sur un son, une couleur, pour éclipser tous les autres. Le processus mit quelques secondes avant de marcher grâce à l'habitude et je faillis foutre une gifle ( et son revers ) à Milya pour avoir parlé, sa voix ayant une couleur bien plus saturée que celle du son sur lequel je m'étais focalisé. Mon inexpression se brisa. Une seconde. Une petite seconde. Une seule seconde qui m'avait suffi pour lui lancer un regard noir, plein d'une violence assassine. Plein de menaces, ou de conseils avisés plutôt. Et mon inexpression revint, comme si elle n'avait jamais disparu. Je disciplinais mes pensées comme j'avais appris à le faire avec le temps, me concentrant sur sa voix pour éclipser les autres sons au passage. Hein ? Si, je l'avais écoutée. Elle s'appelait Milya Luger, elle était originaire d'Allemagne et elle était enchantée. Je n'en avais strictement rien à foutre mais les gens prenait toujours mal ce genre de phrases qui étaient pourtant la sincère vérité. Son sourire ne me fit pas réagir même si une brusque envie de lui foutre mon genou au plexus me vint - et repartit aussi vite qu'elle n'était venue. Trop de témoins oculaires, beaucoup trop de risques qu'on vînt me faire chier après coup. Alors je laissai couler et me désintéressai de ce qu'elle dit ensuite... jusqu'au mot "indiscret". Oh ? Allait-elle s'essayer à la franchise ? Aux mots directs ? Je tournai ma tête vers elle, restant aussi inexpressive qu'avant. Oui ? Mon cerveau élimina lui-même toutes les circonvolutions auxquelles Milya s'essaya ; à un tel point qu'en moins d'une nano-seconde, je me rappelais déjà plus qu'elle les avait dites. Seule sa question et sa dernière phrase restèrent dans ma mémoire immédiate.

Je redressais ma tête, regardant droit devant moi à nouveau tout en écrivant sur mon bloc-notes numérique sans regarder ce que j'écrivais. J'avais l'habitude et je savais que mon doigt écrivait ce que je voulais ; pas de T9 pour me saoûler, aucun risque que je ratasse mon message. It's all good, comme on disait dans mes contrées. Je bombai le torse pour étirer mes épaules, les faisant bouger après. Je finis mon message que je ne relus que très vaguement avant de le lui montrer en tendant mon écran dans sa direction. Le tout dans un seul mouvement. « Non. As-tu customisé ton cache-oeil toi-même ? » Vlan. Clair, concis, précis. Aucune fioriture, aucune transition non plus. Inutile de lui préciser que sa question n'était pas du tout indiscrète vu les risques qu'elle rebondît dessus pour déclamer une énième généralité et que la discussion ne devînt une attaque aux moeurs qui sévissaient de nos jours. Si ces conversations pouvaient être intéressantes, elles n'avaient aucune chance de l'être quand j'étais à deux doigts de la désertification avancée, de l'insolation, et de la migraine à cause des bruits environnants. Je me dépêchai de me concentrer sur un son pour me distancer des autres, ma mémoire décidant de me remettre le souvenir de Milya qui pouffait. Le film Inside Out me revint en plein dans la poire et mon regard, quoique toujours aussi inexpressif, devint à la fois plus doux et plus impénétrable qu'avant. Mes yeux accrochèrent la pancarte d'un bar-restaurant qui proposait des glaces, de la bouffe et, plus important, des boissons. Sans consulter ma coéquipière de fortune à ma gauche, j'allai directement dans le lieu en lui coupant la route - le "bar" en question étant à notre gauche.

J'allais directement voir ce qui me semblait être une serveuse pour lui demander, par écrit, si on pouvait manger ici. Elle réagit à mon "on" et je désignai Milya du doigt, qui était derrière moi - à moins qu'elle ne fût à côté, bref, peu d'importance - et nous répondit de nous mettre à la table de notre choix. J'allais m'installer à une table où il y avait le moins de bruits possibles, laissant mon écharpe sur ma tête. Une fois assise, je fermai les yeux tout en essayant de dégager le bourdonnement qui s'emparait de mes oreilles, comme à chaque fois que je traversais une zone infestée de bruits bien trop différents les uns des autres. Inexpressive, je levai un doigt devant moi pour intimer à Milya d'attendre et de surtout bien vouloir la fermer. Pas sûr qu'elle comprendrait mon geste mais tant pis. Au bout d'une cinquantaine de secondes, je plaçai mes coudes sur la table, avant-bras convergeant vers ma poitrine, mains pendant dans le vide. Je savais déjà ce que j'allais commander, inutile de regarder la carte.
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